Qu’en est-il de nos déchets nucléaires ?

Le terme "déchets nucléaires" désigne l'ensemble des déchets plus ou moins radioactifs. Ils comprennent les matières provenant des centrales nucléaires, des hôpitaux, des centres de recherche et des universités, entre autres. Par exemple, le combustible nucléaire, les pièces remplacées d'une centrale nucléaire, les résidus de purification de l'eau et du gaz, les outils, les matériaux de protection tels que les lunettes de sécurité, les chaussures, les gants, etc.

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Les différents types de déchets radioactifs

Ils sont divisés en trois catégories différentes (A, B et C), en fonction de la durée de vie du rayonnement (demi-vie) et de l'activité de rayonnement des déchets nucléaires.

Pour une bonne compréhension

Les déchets à vie courte : la demi-vie des déchets est inférieure à 30 ans. Après un maximum de 300 ans ( soit 10 demi-vies), les déchets à vie courte sont tellement affaiblis que leur radioactivité se rapproche de la radioactivité naturelle. Ils peuvent alors être traités comme des déchets conventionnels.

Les déchets à vie longue : a demi-vie des déchets est supérieure à 30 ans.

Demi-vie : le temps que met une substance pour perdre la moitié de sa radioactivité.

Volumes des différentes catégories de déchets nucléaires

De quelle quantité de déchets nucléaires parle-t-on précisément ?

82% de nos déchets ont une faible activité et seulement 5% s’avère hautement radioactifs. Ces déchets de haute activité concentrent 97,5% de la radioactivité totale des déchets nucléaires belges.

À l’heure actuelle, on estime que l’activité nucléaire en Belgique produit, sur une période de 100 ans, environ :

  • 70 000 m³ de déchets de faible activité, ou 82% de déchets nucléaires (p. ex. les matériaux de protection, les aiguilles hypodermiques, les emballages, les déchets de démantèlement, etc.)
  • 11 000 m³ de déchets de moyenne activité, ou 13% de déchets nucléaires (p. ex. les composants des centrales nucléaires tels que des canalisations et des vannes, des filtres et des résines, certains types de déchets issus de la production de combustibles nucléaires, etc.)
  • quelque 4 500 m³ de déchets de haute activité, ou 5% de déchets nucléaires (p. ex. les combustibles nucléaires usés, les déchets vitrifiés provenant du retraitement des combustibles nucléaires, etc.)

Ces chiffres sont bien sûr susceptibles d’évoluer au gré de la place qui sera dévolue à l’activité nucléaire à l’avenir. Les 4 500 m³ de déchets de haute activité proviennent essentiellement de la production d’électricité.

À l’échelle d’une population de 11 millions de Belges et pour une période de 40 ans de production d’électricité nucléaire, cela nous donne environ 1 cl de déchets de haute activité par Belge et par an. En d’autres termes, une personne qui atteindrait l’âge de 100 ans aurait ainsi produit 3 canettes de déchets de haute activité au cours de sa vie.

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