TRACTEBEL (BEL), LAURENTIS ENERGY PARTNERS (CAN) et HATCH (CAN) s’associent pour soutenir les clients industriels grâce à la technologie des SMR (Small Modular Reactors). Cette association unira l’ingénierie, les services énergétiques et une société de service de gestion, nécessaires au développement des SMR, notamment en Belgique, mais aussi au niveau mondial.

Cette alliance unira la compétence de 2 ténors nucléaires mondiaux centrés sur les services énergétiques et un expert en termes de développement de projets SMR en Amérique du Nord. Ces projets se sont notamment développés en forgeant des partenariats avec l’industrie et d’autres organisations.

Travailler en association est très important lorsque l’on sait l’intérêt pour l’industrie belge, particulièrement au niveau de leur décarbonation. L’ambition est également de forger des partenariats entre ces acteurs majeurs de l’industrie nucléaire, où chacun apporte son savoir-faire et le met au service de nos objectifs climatiques.

Ensemble, ces trois entreprises tireront parti de leurs compétences, de leur expertise et de leur expérience pour soutenir les clients qui cherchent à développer des projets de SMR. À terme, l’approche de partenariat contribuera à rationaliser les processus, à réduire considérablement les risques tout en tirant les leçons apprises lors d’autres projets.

La demande en ce qui concerne la mise en place de la technologie des SMR en Belgique augmente chaque jour davantage

Notre pays doit par ailleurs être fier de développer non pas 1, mais 2 versions de SMR, en parallèle.

Alors que TRACTEBEL participe au développement d’un SMR, dit de génération 3 (GEN III), qui sera refroidi par eau (comme les unités nucléaires en activité actuellement sur nos sites de Tihange et de Doel), dans le même temps, un autre SMR, dit de génération 4 (GEN IV), refroidi au plomb est à l’étude par le SCK CEN. Tous deux sont développés à l’intérieur de nos frontières, ce qui démontre bien la qualité de "Hub de Compétence" reconnue à la Belgique. Notre pays est un des pionniers en ce qui concerne la technologie nucléaire, il est bon de s’en rappeler.

En termes de planning, le SMR – GEN lll devrait pouvoir être commercialisé au début des années 2030-2035, le SMR – GEN lV devrait pouvoir l’être 10 ans plus tard au début des années 2040-2045.

L’alliance récemment signée entre Tractebel (BEL), Hatch (CAN) et Laurentis Energy Partners (CAN) concerne plus particulièrement les SMR – GEN III, qui possède de nombreux avantages pour l’industrie belge, dont notamment, celui de proposer une large gamme de puissance, un SMR pouvant aller de 1 mégawatt (MW) à 300 MW. Dans un second temps, des SMR à très haute température pourraient également être déployés à des fins industrielles afin de réduire les émissions de CO2 et de fournir la chaleur et la vapeur à haute température dont les industries lourdes ont grandement besoin pour décarboner leurs processus de production.

Ce dernier élément est particulièrement important, et constitue en partie la raison du grand intérêt des industries chimiques, pétrolières, gazières, ou encore minières. Ces types d’industries envisagent d’utiliser des SMR offrant une plus grande montée en puissance, ainsi qu’une plus grande flexibilité d’implantation, notamment dans le cas d’emplacements incapables d’accueillir des réacteurs traditionnels plus grands.

Le secteur nucléaire se devait donc d’évoluer de manière significative, et nous devons nous en réjouir. Les enjeux climatiques sont tels, qu’il n’est pas pensable de ne pas les prendre comme priorité n°1. Tout comme le confirme les messages issus de la COP 28, cette technologie fait bel et bien partie de la solution climatique que nous poursuivons tous.

Ces investissements importants effectués pour le renouveau nucléaire sont particulièrement nécessaires. En dehors d’aider nos industries à leur décarbonation, de servir le climat ou encore nous aider à être le plus indépendant possible de nos pays voisins, ces investissements redonnent de l’intérêt à la filière nucléaire.

La Belgique a toujours été citée en exemple pour ses compétences nucléaires. Le regain d’intérêt actuel pour cette technologie nous permettra d’attirer davantage de jeunes dans des études d’ingénieur. Le renouveau du secteur nucléaire est en plein développement et est porteurs de milliers d’emplois, que ce soit en termes d’ingénieurs ou de bien d’autres qualifications. Le secteur nucléaire engage… Par ailleurs, la situation actuelle du nucléaire représente un potentiel commercial important qui va bien au-delà de l’industrie nucléaire.

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