Le rayonnement radioactif dans l'espace

Les astronautes sont exposés à des niveaux élevés de rayonnements radioactifs au cours d'une mission spatiale. Ces rayonnements ne proviennent pas des matières radioactives présentes à bord, car elles sont enfermées dans des capsules étanches. Il s'agit d'un rayonnement cosmique plus élevé.

Bon à savoir

Les effets biologiques des rayonnements sur un organisme se mesurent en Sievert. Les unités les plus courantes sont le milliSievert (mSv = millième de Sievert) et le microSievert (µSv = millionième de Sievert).

La dose de rayonnements annuelle en une semaine

Un astronaute dans l’ISS (International Space Station) reçoit en moyenne une dose de rayonnement de 5 mSv par semaine, ce qui correspond à la dose annuelle que nous recevons sur terre. Autre comparaison : en 4 semaines, il a absorbe 20 mSv, ce qui correspond à la limite annuelle autorisée pour les travailleurs du secteur nucléaire.

Autant dire que la mesure de la dose de rayonnements qu'absorbe un astronaute doit être précise ! En Belgique, le Centre d'Étude de l’Énergie Nucléaire (SCK CEN) est agréé internationalement pour son analyse dosimétrique.

Depuis plusieurs années, le SCK CEN collabore avec l’ESA (European Space Agency) pour développer une méthode normalisée pour la dosimétrie dans l’espace via le projet DOBIES (DOsimetry for BIological Experiments in Space). En 2009, l’astronaute belge Frank De Winne a placé des dosimètres du SCK CEN dans l’International Space Station (ISS). À l’époque, il y a séjourné 6 mois.

Dosimeters in het ISS

Et sur Terre ?

Y a-t-il un rayonnement radioactif sur terre provenant des fusions nucléaires du soleil ? Heureusement, il y en a un peu car le champ magnétique de la terre nous isole de la plus grande partie de ce rayonnement.

Il existe toutefois une autre radioactivité naturelle sur terre : dans l’eau, l’air, le sol et les êtres vivants. Et l’homme est lui-même radioactif.

La radioactivité artificielle, quant à elle, provient pour la majeure partie d’applications médicales et, dans une moindre mesure, des activités industrielles. La production d’énergie nucléaire ne représente qu’une infime partie de la radioactivité artificielle.

Un Belge moyen reçoit environ 4 à 5 mSv par an. La moitié de cette dose provient du rayonnement naturel.

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