Eau : dessalement et isotopes radioactifs

Pour protéger et améliorer les ressources en eau, on utilise des isotopes stables et radioactifs, ainsi que des méthodes d'analyse nucléaire très sensibles. En outre, les centrales nucléaires peuvent fournir l'énergie nécessaire au processus de dessalement, à un coût très compétitif.

L'eau, défi majeur du 21e siècle

Aujourd'hui, plus d'un milliard de personnes sur terre n'ont pas accès à l'eau potable. Les experts s'accordent à dire que la population mondiale atteindra 9 milliards d'habitants d'ici 2050. Cet accroissement de la population se traduira par une hausse de 50 % de la demande en eau potable.

Consommation d'eau dans l'agriculture

L'agriculture utilise environ 70 % de la consommation mondiale d'eau. Le changement climatique peut entraîner des périodes de sécheresse ou des variations de la qualité de l'eau à la suite d'événements météorologiques extrêmes tels que des inondations ou des tempêtes. Il est donc essentiel d'utiliser l'eau de manière rationnelle.

Pour aider à protéger et à mettre en valeur les ressources en eau, l'AIEA et ses laboratoires de Seibersdorf participent à des projets mis en oeuvre par les Nations unies. Dans ce cadre, des isotopes stables et radioactifs ainsi que des méthodes d'analytiques nucléaires très sensibles sont utilisés. 

Les techniques isotopiques permettent de comprendre l’origine, le volume et le comportement des ressources en eau pour élaborer et appliquer ensuite des stratégies de gestion durable. Résultat : une utilisation plus rationnelle de l’eau dans les exploitations agricoles, de meilleures techniques d’irrigation et l’accroissement de la production.

Dessaler l'eau de mer ?

Une autre solution pour rencontrer les besoins actuels et futurs en eau est de dessaler l’eau de mer. Les centrales nucléaires peuvent apporter l’énergie nécessaire (électricité et chaleur) au processus de désalinisation à des coûts très compétitifs. Chaque jour, des centrales nucléaires à travers le monde, participent à la production de près de 100 millions de litres d’eau douce au départ d’eau salée. À l’avenir, leur rôle pourrait s’accroître face à des besoins qui ne cesseront d’augmenter.