Mix électrique belge de mai 2023
La production d’électricité était largement bas carbone, grâce à la combinaison du nucléaire et du renouvelable
Le mois dernier, les centrales nucléaires belges ont produit 42,5% de l'électricité en Belgique. L'énergie nucléaire reste donc la principale source d'électricité bas carbone dans notre pays, ce qui assure une grande sécurité d'approvisionnement, une indépendance nécessaire de notre pays par rapport à nos voisins et qui garantit des prix stables.
Outre l'énergie nucléaire, une part importante de notre électricité a été produite à partir d'énergies renouvelables le mois dernier, principalement l’énergie éolienne (15%) et solaire (20,5%). Ensemble, le nucléaire et les énergies renouvelables assurent que 82% de l'électricité belge soit décarbonée. Cela montre l'importance de la complémentarité entre les deux sources d'énergie bas carbone.
Un mois ensoleillé et un peu plus sec
Le mois de mai 2023 a été marqué par des températures normales, sans grandes irrégularités. La première moitié du mois a été marquée par de nombreuses précipitations, tandis que la seconde moitié du mois est restée très sèche.
Malgré cette première moitié de mois modérée, le mois de mai a été très ensoleillé, avec 230 heures d'ensoleillement (normale : 198 heures).
Le mix électrique belge de mai 2023
Grâce à toutes ces heures d'ensoleillement, une grande partie de l'électricité a été produite par des panneaux solaires (20,5 %).
L'énergie nucléaire reste la principale source d'électricité en Belgique (42,5%), même si la part de l'énergie atomique bas carbone est déjà un peu diminuée en raison de la fermeture des deux réacteurs nucléaires Doel 3 (depuis septembre 2022) et Tihange 2 (depuis février 2023). Le mois dernier, le réacteur nucléaire Doel 4 a également été mis à l'arrêt pour une maintenance planifiée.
Grâce à l'énergie nucléaire (42,5%) et aux énergies renouvelables (39,5%), 82% de l'électricité belge était bas carbone en mai. Un bel exemple de la complémentarité des deux sources à faibles émissions de CO2 !
L'énergie fossile (principalement le gaz) a représenté 18% de l'électricité belge le mois dernier, mais représentait à elle seule 86% des émissions de CO2 (pour l’ensemble de la production d'électricité belge).
Le mix électrique belge de mai 2023 se présente comme suit :
- énergie nucléaire : 42,5%
- énergie éolienne : 15%
- énergie solaire : 20,5%
- autres renouvelables : 4%
- fossile et autres : 18%
Incertitude sur l'avenir des centrales nucléaires belges
Il y a plusieurs mois, le gouvernement belge a conclu un accord de principe sur le maintien en activité des réacteurs Doel 4 et Tihange 3. Toutefois, à ce jour, cet engagement n'est ni clair ni certain. Les négociations se traînent et chaque échéance se voit reportée de semaine en semaine. Cette situation rend l'avenir de l'énergie nucléaire en Belgique incertain.
L’avenir de l’énergie nucléaire dans notre pays est également rendu incertain par le fait que la loi de 2003 n'ait pas (encore?) été abrogée, en particulier l'article 3, qui interdit la production future d'électricité à partir de l'énergie nucléaire. L’industrie nucléaire belge a besoin d’un cadre régulatoire clair et d’une vision à long terme pour pouvoir investir, en particulier pour la technologie des SMR (Small Modular Reactors), dont la commercialisation industrielle commencera au début des années 2030. Ce système (SMR) permettra de produire de l’électricité, de l’hydrogène et de la chaleur.
À propos de ces chiffres
Pour ces calculs, nous nous basons sur les données les plus récentes mises à disposition par ELIA.
ELIA, l'opérateur du réseau électrique belge, publie chaque mois les chiffres du mix énergétique. Ce mix contient la part des différentes sources d'énergie qui génèrent de l'électricité pour la Belgique : fossile (surtout gaz), nucléaire, éolien, solaire et autres renouvelables (par exemple, hydroélectricité et petites unités de production éolienne/solaire <25 MW).