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L’énergie nucléaire dans le mix énergétique
L’énergie nucléaire dans le mix énergétique

L’énergie nucléaire dans le mix électrique

Lorsque la dernière centrale nucléaire fermera ses portes en 2025, la principale source d'électricité de Belgique disparaîtra. L'énergie nucléaire est responsable de plus de la moitié de l'électricité belge depuis plus de quarante ans. Plus important encore, l'énergie nucléaire représente 90 % de l'électricité bas carbone que nous produisons, et garantit un niveau élevé de sécurité d'approvisionnement ainsi qu'une stabilité des prix de l'électricité. Et ce, en toute sécurité. Contrairement à ce que certains prétendent, l'énergie nucléaire est un maillon essentiel de la transition énergétique.

Mais l'énergie nucléaire, et plus généralement la technologie nucléaire, est également synonyme en Belgique de réputation mondiale, de savoir-faire unique, de 20 000 emplois, de produit d'exportation important et d'expertise qui couvre presque tous les secteurs économiques : recherche scientifique, médecine, applications industrielles, etc. La technologie nucléaire est primordiale afin de garantir la sécurité d'approvisionnement, de contrôler le prix de la production d'électricité et d'assurer la compétitivité des entreprises belges.

L'énergie nucléaire et les énergies renouvelables sont complémentaires

L'énergie nucléaire n'est évidemment pas le seul moyen d'atteindre les objectifs climatiques. Les sources d'énergie renouvelables, telles que les panneaux solaires, les éoliennes et les centrales hydroélectriques, jouent également un rôle important dans le mix électrique.

Toutefois, la part potentielle des énergies renouvelables dans le mix électrique belge est trop faible pour remplacer complètement l'énergie nucléaire. En 2030, les énergies renouvelables représenteraient au maximum 22 % du mix électrique total en cas d'abandon total du nucléaire, et 19 % dans un scénario de préservation de l'énergie nucléaire.** Maintenir les centrales nucléaires ouvertes (plus longtemps) ne contraint donc pas le développement des énergies renouvelables.

Source :

* Impactanalyse van de kernuitstap in België (2013), PwC Enterprise Advisory.

** Ce calcul est basé sur la capacité de production existante et les données du Plan d'action national pour les énergies renouvelables (NREAP) et de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG).

L'énergie nucléaire et les énergies renouvelables peuvent être parfaitement combinées pour répondre aux besoins en électricité de la Belgique, sans augmentation significative des émissions de CO2.

Environ la moitié de l'électricité en Belgique provient de l'énergie nucléaire.

Si nous voulons garantir l'approvisionnement énergétique, nous ne pouvons pas nous passer de l'énergie nucléaire à court terme.

L'énergie nucléaire permet à la Belgique d'être moins dépendante du marché international du gaz et du pétrole. De plus, l'énergie nucléaire est moins sensible aux fluctuations de prix, aux droits d'importation et aux incidents géopolitiques.

Bien sûr, nous pourrions également importer davantage d'électricité, mais la capacité d'importation est limitée et nous devrions procéder à des ajustements coûteux et profonds du réseau à haute tension.

Lorsque la dernière centrale nucléaire fermera ses portes en 2025, la principale source d'électricité dont nous disposons en Belgique disparaîtra. L'énergie nucléaire est responsable de plus de la moitié de l'électricité belge depuis plus de quarante ans. Plus important encore, l'énergie nucléaire garantit un niveau élevé de sécurité d'approvisionnement. En toute sécurité.

Les centrales nucléaires émettent très peu de CO2 et, à cet égard, sont comparables à un parc éolien. D'ici 2030, les centrales nucléaires pourront réduire la moitié les émissions de CO2 du secteur de l'électricité.

Les objectifs climatiques de la Belgique

« La transition énergétique est sans aucun doute l'un des défis majeurs auxquels notre pays est confronté. C’est elle qui trace le chemin de la Belgique vers un système énergétique bas carbone qui réduira nos émissions de gaz à effet de serre. L'accord de Paris sur le climat et les objectifs européens en matière de climat et d'énergie en 2030 en sont les lignes directrices. »

Voici comment les quatre ministres belges de l'Énergie décrivent le défi qui attend notre pays pour les décennies à venir. Avec le Pacte énergétique et la transition énergétique, la Belgique a l'ambition de décarboniser la totalité de son approvisionnement énergétique et électrique d'ici 2050. La production décentralisée d'électricité, les énergies renouvelables, le stockage, les réseaux intelligents, la régulation et la réduction de la demande d'électricité, l'efficacité énergétique et l'isolation des bâtiments constituent les piliers de cette transition énergétique.

Avec l'énergie nucléaire, le secteur belge de l'électricité émettrait un peu moins de 13 millions de tonnes de CO2 en 2030. Sans les centrales nucléaires, les émissions de CO2 atteindraient 27,1 millions de tonnes, soit environ 1,3 fois plus que les émissions de CO2 de l'ensemble du parc automobile actuel en Belgique.

Selon le GIEC*, dans 35 ans, 80 % de l'électricité mondiale devra être bas carbone (aujourd'hui 30 %) si l'on veut ralentir le changement climatique. Dans le même temps, la demande d'électricité doublera. Un tel défi nécessite l'utilisation de toutes les technologies bas carbone, telles que les énergies renouvelables et l'énergie nucléaire.

Aux États-Unis, l'énergie nucléaire représente les deux tiers de l'électricité à faible teneur en carbone. 75 réacteurs actifs sur 100 ont reçu le feu vert pour une prolongation de leur ouverture pendant 60 ans. Dans l'Union européenne, l'énergie nucléaire fournit plus de la moitié de l'électricité à faible teneur en carbone.

Le GIEC** a enregistré 1 200 scénarios possibles pour atteindre les objectifs environnementaux. Seuls 8 des 1200 scénarios y arrivent sans utiliser l'énergie nucléaire. En d'autres termes : dans les 1192 autres scénarios, l'objectif n'est réalisable qu'avec l'énergie nucléaire.

Sources :

* Rapport du Groupe I du GIEC

** Rapport du Groupe III du GIEC

En moyenne, les ménages belges consomment environ 3 500 kilowattheures par an. La production de cette quantité d'électricité ne nécessite que 7 grammes d'uranium ou... 1 100 kg de charbon !

En cas de sortie du nucléaire, le coût net moyen de production d'électricité augmentera de 22 % d'ici 2030.

Prix de l'énergie, emploi et compétitivité de notre pays

Grâce à l'énergie nucléaire, le coût net moyen de la production d'électricité est resté relativement stable.

En revanche, en cas de sortie du nucléaire, le coût net moyen de production d'électricité augmenterait de 22 % d'ici 2030. La stabilité de la sécurité d'approvisionnement et le prix de l'énergie sont deux facteurs décisifs pour la compétitivité de nos entreprises. Ils constituent également des critères importants pour les entreprises qui souhaitent s'établir en Belgique ou investir dans leur site belge existant*.

En termes d'emploi, l'énergie nucléaire représente 10 000 jobs dans notre pays. En outre, il existe des intérêts économiques majeurs aux niveaux local, régional, national et international.

* Source : Impactanalyse van de kernuitstap in België (2013), PwC Enterprise Advisory.

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