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Les 2 centrales nucléaires belges et leurs 7 réacteurs

Ce que vous devez savoir sur les centrales nucléaires en Belgique

Beaucoup de choses ont déjà été dites et écrites sur les centrales nucléaires belges. Mais quels sont les faits et les chiffres ? Combien d'électricité produisent Doel et Tihange ? Combien de temps peuvent-elles encore être en activité ? Quel est leur effet sur le climat ? Et qu'en est-il de ces « fissures » qui sont en fait tout sauf des fissures ? Toutes les explications se trouvent dans cet article.

2 centrales, 7 réacteurs, 5 919 mégawatts d’électricité

La Belgique possède deux centrales nucléaires : Doel et Tihange. Elles sont exploitées par ENGIE Electrabel. À Doel, quatre réacteurs nucléaires produisent environ 20 à 30 % de nos besoins quotidiens en électricité toute la journée. Le site Tihange compte quant à lui trois réacteurs, qui représentent également 20 à 30 % de notre production d'électricité. Si ces centrales fournissent la majeure partie de notre production d'électricité, elles n'émettent cependant pratiquement pas de CO2. Les panaches que l’on voit au-dessus des tours de refroidissement ne sont rien d'autre que de la vapeur d'eau (comme il en sort de votre bouilloire… mais en très grande quantité)

La centrale nucléaire de Doel

Au nord d'Anvers, sur la rive gauche de l'Escaut, se trouve la centrale nucléaire de Doel. Elle se compose de 4 réacteurs à eau pressurisée (REP) d'une capacité totale de 2 905 mégawatts. ENGIE Electrabel y emploie près de 1000 personnes, auxquelles il y a lieu d’ajouter jusqu’à 1 500 contractants, notamment lors des révisions.

Le gouvernement a décidé de maintenir Doel 1 et Doel 2 ouverts au moins jusqu'en 2025. L'exploitant a donc réalisé les investissements nécessaires pour pouvoir utiliser ces deux réacteurs pendant une période plus longue. Le coût de ces prolongations est de 700 millions d’euros. Et si le gouvernement le souhaite, cette centrale peut également être prolongée après 2025. Après tout, la sortie du nucléaire ne constitue en rien un choix technique, mais est avant tout un choix politique.


Davantage d’informations sur la centrale nucléaire de Doel.

La centrale nucléaire de Tihange

Non loin de la ville de Huy, sur la rive droite de la Meuse, se trouve la centrale nucléaire de Tihange. Ses trois réacteurs à eau pressurisée affichent une capacité combinée de 3 008 mégawatts et produisent quelque 20 milliards de kWh d'électricité par an. Le site de Tihange emploie 1 000 personnes, auxquelles il y a lieu d’ajouter jusqu’à 1 500 personnes lors des périodes de maintenance.

Comme pour Doel 1 et Doel 2, l'opérateur ENGIE Electrabel a réalisé tous les investissements nécessaires pour pouvoir continuer à compter sur une électricité bas carbone de Tihange 1, et ce même après 2025. Pour Tihange également, les centrales peuvent techniquement rester ouvertes plus longtemps que prévu. Dans d’autres pays d’Europe, des centrales peuvent rester en activité sur une période de 60 ans. Aux Etats-Unis, il est même fait état de 80 ans.

Plus d’informations sur la centrale nucléaire de Tihange.

Doel et Tihange : une partie de la solution climatique

Pour lutter contre le réchauffement climatique, il est important de réduire les émissions de CO2. L'énergie nucléaire joue un rôle très important à cet égard. Cette source d'énergie fournit environ la moitié de toute l'électricité en Belgique et ne produit pratiquement pas de CO2.

Seules les énergies renouvelables (éolienne, solaire, hydraulique, etc.) sont aussi peu émettrices de carbone que l'énergie nucléaire. Mais les énergies renouvelables ne peuvent (encore) résoudre seules cette problématique. C'est une certitude, car notre approvisionnement en énergie doit être garanti à tout moment. Or, comment pourrait-on utiliser des éoliennes ou des panneaux solaires pour produire de l'énergie quand il n'y a pas de vent ou quand le soleil ne brille pas ? L’énergie nucléaire est donc un très bon complément pour permettre aux énergies renouvelables de continuer à se développer

Découvrez ce qu’est un mix électrique pauvre en carbone.

La vérité sur les « fissures »

Dans l'actualité, vous avez peut-être entendu parler de « fissures » dans les réacteurs de Doel 3 et Tihange 2. En fait, il ne s'agit nullement de fissures mais bien de bulles d'hydrogène. Celles-ci sont microscopiques et plates et sont incluses dans l'acier des cuves du réacteur. Elles sont présentes dans les parois de la cuve du réacteur depuis leur construction. Ce phénomène est bien connu dans le monde de la métallurgie. Ces fissures n'ont pu toutefois être découvertes que grâce à l'utilisation de nouvelles techniques de mesure par ultrasons, qui n’existaient pas il y a 40 ans.

Ces micro-bulles n'affectent en rien la résistance de la cuve et ne constituent aucune menace pour la sûreté des installations. Cette réalité a été démontrée et vérifiée par plus de 90 experts indépendants au niveau international dans le domaine de la métallurgie. Ils ont effectué plus de 130 000 heures d’expertise et de contre-expertise. C’est uniquement sur cette base que l’Agence Fédérale pour le Contrôle Nucléaire (AFCN) a donné son feu vert pour le redémarrage, en toute sûreté, de ces 2 unités.

« Fissures » dans les réacteurs : ce qu’il faut comprendre

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