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Comment gérer les déchets nucléaires en toute sûreté ?
Comment gérer les déchets nucléaires en toute sûreté ?

Comment gérer les déchets nucléaires en toute sûreté ?

Pionnière dans la technologie nucléaire, la Belgique dispose d’une expertise unique pour gérer toute forme de déchets nucléaires, de façon appropriée et en toute sûreté.

De quels déchets parlons-nous ?

Les déchets nucléaires sont des déchets radioactifs. Ils sont produits par les centrales nucléaires, les hôpitaux, les universités et les centres de recherche scientifique. Pour une gestion sûre et efficace, ils sont classés selon deux critères : selon le niveau d’activité (faible, moyenne et haute) et la durée de vie de la radioactivité (courte, moyenne ou longue). Tous les déchets nucléaires de notre pays sont identifiés, triés et inventoriés. Nous savons, au microgramme près, où ils se trouvent. Et nous savons également que la gestion et l’inventaire se font dans des conditions de sûreté rigoureuses.

  • Catégorie A : 80 % des déchets sont de courte durée de vie et de faible à moyenne activité (exemple : matériel de protection).
  • Catégorie B : 19 % des déchets sont de longue durée de vie et de faible à moyenne activité (exemple : fragments de centrales nucléaires démantelée).
  • Catégorie C : 1 % des déchets sont de haute activité, ce qui représente 1 dé à coudre par habitant et par an en Belgique (exemple : les combustibles nucléaires usés). 

Des organismes de contrôle et des sociétés agréées

La gestion et le traitement des déchets radioactifs sont soumis à une réglementation stricte en Belgique. Seules quelques organisations disposent des autorisations nécessaires. L’organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF) gère tous les déchets radioactifs qui sont produits en Belgique. Sa filiale, Belgoprocess est responsable du traitement, du conditionnement et du stockage de tous les déchets radioactifs stockés à Dessel. Les exploitants nucléaires réalisent également le conditionnement de certains déchets radioactifs avant de les confier à l’ONDRAF. Il est important de noter que la gestion des déchets fait l’objets de contrôles stricts et réguliers, effectués par l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN).

Un opérateur derrière une fenêtre en verre au plomb.

Comment traite-t-on les déchets nucléaires ?

Le traitement et le conditionnement des déchets radioactifs sont basés sur le blindage et le confinement des substances radioactives. Le traitement consiste à̀ concentrer les déchets radioactifs et à en réduire le volume. Le conditionnement consiste à immobiliser et stabiliser les déchets dans une matrice (p.ex. du mortier de ciment).


La protection des personnes qui effectuent le traitement des déchets.  

Le traitement des déchets de moyenne activité s’effectue dans une cellule fermée et blindée. Les opérateurs, protégés par des murs en béton et des fenêtres en verre au plomb, effectuent toutes les opérations au moyen de télémanipulateurs et d’appareils commandés à distance. Pour le traitement des déchets de haute activité, les mêmes mesures de précaution sont d’application mais les blindages sont adaptés. Des matériaux plus épais ou de plus haute densité sont utilisés.

Les déchets de catégorie C sont stockés chez Belgoprocess à Dessel.

Où se trouvent les déchets ?

Les déchets sont entreposés dans des bâtiments dédiés à Dessel (déchets radioactifs traités), ainsi qu’à Doel et Tihange (combustibles nucléaires usés). 

Les déchets de catégorie A sont enfermés dans des fûts spéciaux qui, à leur tour, sont placés dans des caissons en béton, fermés par une couche de protection naturelle et synthétique. Les déchets de catégorie B sont entreposés dans des bunkers ventilés. Les déchets de catégorie C sont isolés du monde extérieur par un mètre et demi de béton armé. 
Nos déchets nucléaires ne représentent donc pas de danger, ni pour la population, ni pour l’environnement.

En sécurité aujourd’hui. Et demain ?

Actuellement, nos déchets nucléaires font l’objet d’un entreposage temporaire. Mais qu’en est-il de l’entreposage à long terme ?

Solution pour les déchets de catégorie A

Ces déchets contiennent une quantité limitée de substances radioactives qui auront perdu la majeure partie de leur radioactivité après 300 ans. C'est pour cette raison que ces déchets entrent en considération pour le stockage en surface. Les déchets de catégorie A seront probablement enfermés dans des fûts spéciaux. Ceux-ci sont, à leur tour, placés dans des caissons en béton, fermés par une couche de protection naturelle et synthétique. Les déchets sont donc déposés dans des modules à la surface de la terre. En juin 2006, le gouvernement belge a opté pour un dépôt final en surface, sous un dôme, dans la commune de Dessel.  

Solution pour les déchets des catégorie B et C 

D’après les scientifiques, les couches profondes d’argile constituent une zone de dépôt parfaitement sûre pour des centaines de milliers d’années. L’argile a, en effet, la propriété de maintenir les matières radioactives et ses couches profondes assurent une isolation hermétique. Les déchets sont encapsulés avant d’être stockés dans une couche géologique profonde. En Belgique, l’enfouissement aurait lieu à 200 m de profondeur dans l’argile de Boom ou les argiles yprésiennes. Ces couches d’argile sont stables depuis 300 millions d’années (malgré des tremblements de terre, par exemple). Les couches d’argile laissent passer peu d'eau, ce qui empêche les substances radioactives de passer dans les eaux souterraines. En outre, l'argile a la propriété de retenir les substances radioactives. Après très longtemps (1.000 ans, 10.000 ans, etc), lorsque les barrières artificielles disparaissent et que les matières radioactives peuvent se libérer de l'emballage, les propriétés de l'argile (en tant que barrière naturelle) feront en sorte que la radioactivité ne se propage que très lentement. Tant que l’irradiation est présente dans les déchets, la barrière naturelle reste protéger entièrement les êtres humains et l'environnement.

L’ONDRAF préconise cette solution sur la base de plus de 30 années de recherche, notamment au laboratoire souterrain HADES, un centre d’excellence belge mondialement réputé. Cette solution d’enfouissement, déjà appliquée en France, en Finlande et en Suède, doit encore être approuvée par notre gouvernement.

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