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Le générateur de Germanium-68/Gallium-68 d‘IRE ELiT : une avancée majeure dans l’imagerie des cancers

Afin de répondre encore mieux aux besoins des hôpitaux qui dépistent et traitent les cancers, l’IRE (Institut des Radioéléments) de Fleurus fonde, en 2010, IRE ELiT, une filiale résolument orientée vers l’innovation. Rapidement, IRE ELiT développe des produits radiopharmaceutiques innovants et met au point une nouvelle génération de générateur de Germanium-68/Gallium-68 qui a obtenu son Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en Europe l’année dernière en mai 2018.

Le radioisotope Gallium-68 permet non seulement des diagnostics plus précis et plus personnalisés grâce aux nouveaux vecteurs marqués au Gallium-68 pour le bénéfice des patients, mais sa fourniture par générateur permet également la suppression d’une chaîne logistique complexe dans la radiopharmacie avec, à la clé, un gain de simplicité, sécurité et de coût pour les radiopharmaciens, et pour l’hôpital.

Bérénice Pignol, Marketing & Communication Manager chez IRE ELiT, nous fournit de plus amples explications.

Gallium-68 : radio-isotopes produits directement à l’hôpital

Le trajet d’un radio-isotope est une véritable course contre la montre. Découvrez-le ici, ainsi que le rôle qu’y joue l’IRE- IRE ELiT, dans un extrait du reportage National Geographic.
En quelque mots, pour un autre isotope de diagnostic le Technetium-99m (provenant du Molybdene-99 produit par l’IRE) et utilisés dans un très grand nombre de pathologies, le parcours commence aux États-Unis, se poursuit en France et puis en Belgique, d’où les radio-isotopes repartiront vers les hôpitaux de notre pays et du monde entier. Cet incroyable parcours, depuis l’extraction de l’uranium à la production de l’isotope médical, doit se faire dans un temps record puisque l’activité d’un isotope nécessaire pour pratiquer un examen est soumis au phénomène de décroissance radioactive, ce qui signifie qu’en fonction du radio-isotope, en quelques jours, heures voire quelques minutes celui n’est plus actif.

Comment, dès lors, quand cela est possible fournir plus facilement et en permanence des radio-isotopes efficaces aux hôpitaux ?
Avec le générateur de Germanium-68/Gallium-68 par exemple, le radiopharmacien ou autre personnel de la radiopharmacie peut extraire le Gallium -68 sur place en fonction du planning d’examens de patients hebdomadaire ou journalier. Pour ce radio-isotope qui a une durée active d’environ une heure (on appelle cela la demi vie), il ne serait pas envisageable d’envoyer des doses de Gallium-68 dans les hôpitaux comme c’est le cas par exemple avec d’autres isotopes comme le Fluor-18 (qui sert aussi pour des examens diagnostiques).

Cet isotope a notamment montré sa supériorité́ dans le cas de cancers de la prostate récurrents où les nouvelles lésions n’étaient pas ou moins bien détectées avec les méthodes précédemment utilisées.

Bérénice Pignol

Comment fonctionne le générateur de Gallium-68 ?

Le générateur qui est comme une petite boîte (voir photo), permet de produire en continu le radio-isotope Gallium-68 (dit élément fille) au départ de Germanium-68 (dit éléments mère produit quant à lui dans un accélérateur de particules). Le Germanium-68 a une longue durée de vie (271 jours), tandis que le Gallium-68 a une courte durée de vie (68 minutes).

Grâce au procédé innovant du générateur d’IRE ELiT, seul l’élément souhaité le Gallium-68 est extrait du générateur. Il est prélevé en solution dans un flacon et est ensuite associé à une molécule non-radioactive (le vecteur) pour former le produit radiopharmaceutique qui sera ensuite injecté au patient .Ce traceur radioactif se fixe alors sur les organes et les cellules cibles afin de les rendre visibles pour établir un diagnostic précis et préférablement plus précoce.

Le Germanium-68, nous l’avons vu, décline lentement ce qui évite les contraintes de temps. La courte durée de vie du Gallium-68, quant à elle, est parfaitement adaptée à celle de l’examen médical. Elle s’élimine rapidement du corps du patient et lui offre ainsi nettement plus de confort.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Un diagnostic précoce permet une prise en charge plus rapide. Une imagerie perfectionnée peut donc également augmenter les chances de rémission !

Bérénice Pignol

Een nauwkeurigere en snellere detectie van prostaatkanker

Le Gallium-68 issu du générateur d’IRE ELiT cible de façon plus précise et plus tôt certaines pathologies telles que le cancer récurrent de la prostate et les tumeurs neuroendocrines.

Les tumeurs neuroendocrines sont des cancers peu connus et, heureusement, peu fréquents. Ces deux particularités expliquent que les dépistages soient plus complexes et plus tardifs. Grâce au Ga-68 marqué aux molécules vectrices, ils peuvent être détectés et traités plus rapidement.

Un design simple et sûr au service de la médecine

L’innovation du générateur ne réside pas dans la possibilité d’obtenir du Gallium-68.

Le générateur innove surtout par son design « Le volume de la solution contenant le Gallium-68 obtenue est d’à peine 1 ml , ce qui permet d’avoir une concentration radioactive très elevée, avantageuse pour préparer le radiopharmaceutique » confirme Bérénice Pignol. Avec ce design le générateur peut assurer 450 extractions de Ga-68 pour les diagnostics. C’est une durée de vie nettement plus longue que ce qui était proposé sur le marché jusque-là. En outre, nous reprenons sans frais les générateurs en fin de vie et recyclons 85% de leur poids, ce qui facilite la gestion pour les hôpitaux.»

Le design, comme on l’a dit plus tôt sert aussi la simplicité et la sécurité d’utilisation en minimisant le risque d’erreurs humaines lors de sa manipulation.

IRE ELIT pour accompagner les radiopharmaciens a aussi mis en place, une application pour smartphones qui permet de fournir les informations de suivi sur le générateur (calcul d’activité, quantité utilisée depuis la mise en service, date de remplacement…).

Diagnostic et traitement couplés : une approche en plein développement

Ce qu’on appelle le théranostique (contraction de “thérapie” et de “diagnostic”), signifie l’utilisation d’ un seul et unique traceur qui agit sur les cellules cancéreuses pour les visualiser d’une part et les cibler d’autre part pour tenter de les éliminer.
Il s’agit d’établir le diagnostic à l’aide de l’imagerie obtenue avec le Gallium-68 et la molécule (vecteur souhaité). En fonction du résultat un traitement peut être envisagé avec le Lutétium 177 dit « compagnon drug » du Gallium-68 avec la même molécule que précédemment. La troisième étape consiste à monitorer le résultat avec le Gallium-68 (avec toujours cette même molécule) afin de contrôler l’efficacité du traitement.

Trois étapes pour des traitements très ciblés, individualisés et responsables.

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