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L'expertise belge quitterait-elle notre pays après 2025 ?
L'expertise belge quitterait-elle notre pays après 2025 ?

Les conséquences possibles d’une sortie du nucléaire sur l’expertise belge en technologie nucléaire

La Belgique est considérée à juste titre comme un pays pionnier dans divers domaines de la technologie nucléaire. Une éventuelle sortie du nucléaire en 2025 pourrait amener les experts nucléaires belges à se déplacer à l'étranger. Par conséquent, notre pays risque de perdre sa position internationale au sommet du secteur nucléaire. Avec des conséquences majeures pour la science, l'industrie et l'emploi.

La survie de la Belgique comme hub de connaissance nucléaire est menacée

Une sortie du nucléaire en 2025 peut faire perdre à la Belgique sa réputation et sa visibilité internationale en tant qu’acteur du nucléaire. Au sein de nos frontières aussi, une éventuelle sortie du nucléaire aurait un impact négatif.

  • Nous risquons de perdre les connaissances et le savoir-faire nucléaire.
  • Des milliers d’emplois seraient menacés, parmi lesquels des centaines d’ingénieurs et de scientifiques.
  • Et ce dans toutes les applications de technologie nucléaire (production d’électricité, recherche, médecine, domaine spatial...).

Ce savoir ne peut pas quitter notre pays. Il est très probable que l'arrêt du nucléaire aura un impact négatif sur l'intérêt des jeunes ingénieurs dans le secteur nucléaire. En conséquence, la Belgique risque de perdre sa position indépendante de pôle de connaissances nucléaires. Concrètement, cela signifie que nous deviendrions dépendants d'autres pays qui développent davantage leurs compétences nucléaires.

La Belgique exporte son expertise nucléaire

En résumé, l'indépendance de notre pays (y compris la présence d'un centre de recherche et de réacteurs de recherche) est un atout indéniable et unique. De plus, toutes ces compétences (recherche, exploitation d'une centrale nucléaire, applications médicales, etc.) font de la Belgique un pays exportateur de compétences nucléaires dans ce domaine. Cette indépendance de la connaissance doit être garantie et cette expertise belge unique doit également être développée.

Et après 2025 ?

Et si les prix de l’électricité s’envolaient après 2025 ?

Article

Selon les prévisions des experts, le coût de l’énergie est appelé à augmenter. Pour notre pays, calculs, études* et différents scénarios convergent : en cas de sortie du nucléaire, le prix de l’électricité augmentera. En savoir plus

Et après 2025 ?

Suffisamment d’électricité jusqu’en 2025. Mais après ?

Article

Aujourd’hui, notre sécurité d’approvisionnement en électricité est toujours garantie. En moyenne, en 2017, notre mix électrique s’est composé à 58% de nucléaire, à 10% d’énergies renouvelables et à 32% de sources fossiles et autres. En savoir plus

Et après 2025 ?

Le stockage : un défi à relever

Article

Pour lutter contre le changement climatique, on investit de plus en plus dans les sources renouvelables comme les énergies éolienne, solaire, hydro-électrique et géothermique. Celles-ci émettent, comme l’énergie nucléaire, très peu de CO₂. En savoir plus

À l’échelon international, la Belgique est considérée comme un acteur majeur du nucléaire.

Le maintien et le développement du savoir-faire et de la formation nucléaires dans notre pays

En Belgique, il existe plusieurs formations qui favorisent le savoir-faire nucléaire belge et en sont une illustration.

  • SCK·CEN Academy offre un large éventail de cours de formation. L'année dernière, pas moins de 1 300 étudiants et experts ont suivi un programme d'enseignement ou de formation au SCK·CEN.
  • 100 étudiants en baccalauréat et en master ont réalisé leurs thèses dans nos laboratoires et 24 nouveaux doctorants ont été sélectionnés pour démarrer leurs projets de recherche au SCK·CEN à Mol.
  • Par le biais du Nuclear Track d’ENGIE, des dizaines de jeunes ingénieurs suivent des formations découlant vers un emploi dans le secteur nucléaire belge.

La Belgique s'est forgée une réputation internationale

Ces dernières années, la Belgique a acquis une compétence unique dans les diverses applications de la technologie, de la science et de l'industrie nucléaires. Si notre pays ne développe pas davantage ces compétences, savoir-faire et connaissances, une connaissance industrielle, scientifique et technique complète sera perdue, de même que la réputation internationale que notre pays s'est forgée.

Ces compétences nucléaires doivent être préservées et développées. La Belgique est internationalement reconnue comme un acteur nucléaire important. La perte de ces compétences se traduirait non seulement par la perte concrète de milliers d'emplois, mais plus généralement par un déficit d'image que la Belgique subirait au niveau international. Nous ne devons pas renoncer à cette position de leader.

Le savoir faire et l’expertise belges sont une réalité

La Belgique est considérée à juste titre comme un pionnier dans divers domaines de la technologie nucléaire. Notre pays possède une expertise nucléaire exceptionnelle et jouit d'une reconnaissance mondiale. La preuve en quelques exemples.

  • En 2013, le prix Nobel de physique a été décerné au professeur belge François Englert pour ses recherches sur le boson Brout-Englert-Higgs.
  • Dans le domaine de l'énergie, la Belgique a acquis une expertise exceptionnelle, par exemple dans l'exploitation des réacteurs à eau sous pression.
  • Nous sommes également l'un des plus grands producteurs de radio-isotopes médicaux.

National Geographic a consacré deux documentaires à l'expertise nucléaire mondiale belge. De nombreux domaines dans lesquels la Belgique est pionnière ont été présentés. Notre pays excelle également en médecine nucléaire et continue à développer de nouvelles compétences.

Grâce à l'expertise reconnue de la Belgique, notre pays exporte son savoir-faire dans le monde entier. Non seulement aux pays qui ont déjà des centrales nucléaires ou d'autres applications de la technologie nucléaire, mais aussi aux pays qui ont décidé de développer des programmes nucléaires..

MYRRHA : le porte-drapeau d'une nouvelle génération de recherche nucléaire et d'innovation

L'infrastructure de recherche MYRRHA sera le premier prototype au monde d'un réacteur nucléaire alimenté par un accélérateur de particules. Particularité : en tant que source externe de neutrons, cet accélérateur de particules maintient la réaction en chaîne de la fission nucléaire dans le réacteur. Il s'agit d'un réacteur sous-critique : le cœur contient trop peu de substance combustible pour entretenir spontanément la réaction en chaîne.

Outre son rôle d'infrastructure de recherche, MYRRHA sera en mesure de reprendre le rôle complet du BR2 en tant qu'installation de production pour le marché mondial des radio-isotopes. La production d'isotopes médicaux n'est possible que dans des réacteurs de recherche. Compte tenu de la production précaire d'isotopes médicaux sur le marché mondial (normalement par 8 réacteurs), la future installation d'irradiation MYRRHA est essentielle pour la production de molybdène-99 et d'autres isotopes médicaux.

La Commission européenne a inscrit MYRRHA sur la liste des grands projets de recherche les plus importants d’Europe. Le gouvernement belge a reconnu l’intérêt de ce projet de recherche unique et doit maintenant se prononcer sur la phase de construction.

EN SAVOIR PLUS SUR MYRRHA

Le chercheur belge Ivan Ingelbrecht dans un labo à l'AIEA à Seibersdorf.

Le secteur nucléaire, incubateur pour l’innovation

Chaque année, les chercheurs du nucléaire belge publient plus de 1 000 articles et livres scientifiques, et effectuent des présentations officielles. Les universités, les hôpitaux et les centres de recherche industrielle mènent quotidiennement des recherches relatives aux applications de la technologie nucléaire.

Partout dans le monde, la technologie nucléaire est à la base de la recherche relative aux grands défis du 21e siècle. Les laboratoires de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), situés à Seibersdorf (près de Vienne), travaillent à trouver des solutions à différents problèmes concernant l’agriculture, la médecine, l’énergie... Quatre des six laboratoires sont dirigés par des chercheurs belges.

La Belgique excelle dans plusieurs domaines en tant qu'acteur mondial de la technologie nucléaire
: la médecine, le développement de petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR), la recherche sur l'agriculture et le changement climatique et enfin MYRRHA, le prototype d'un réacteur de recherche piloté par un accélérateur de particules.

L’innovation nucléaire et la lutte contre le réchauffement climatique

La biodiversité est essentielle pour la survie de notre planète. La recherche sur la culture de nouvelles variétés de plantes destinées à la consommation humaine est simplement appelée « sélection des plantes ». Dans ce contexte, la technologie nucléaire applique une sélection, sur la base d’une mutation génétique (mutagenèse) afin que les plantes puissent être modifiées et être plus résistantes aux conditions environnementales et climatiques. Le chercheur belge Ivan Ingelbrecht dirige le laboratoire belge de Vienne qui mène les recherches sur le sujet.

L’innovation nucléaire dans l’agriculture

La recherche menée sur la technologie nucléaire a pour but d’améliorer la santé, la sécurité alimentaire, le changement climatique et le développement de l’agriculture durable. Grâce à cette recherche, les insectes nuisibles sont sous contrôle au Guatemala, la production de riz est améliorée au Vietnam, la peste bovine est éradiquée et l’on peut améliorer les terres agricoles partout dans le monde. Le Belge Gerd Dercon, affecté à l’AIEA à Seibersdorf, est l’un des principaux experts mondiaux dans le domaine.

Le chercheur belge Ivan Ingelbrecht dans l’une des serres de l’AIEA à Seibersdorf.

De nouvelles perspectives pour le traitement du cancer

Le SCK•CEN est aujourd’hui l’un des rares instituts de recherche du monde à être en possession du thorium-299. Ce radio-isotope, aussi rare que prometteur, jouit d’un réel potentiel pour le traitement du cancer, via la Targeted Alpha Therapy (TAT). Grâce à cette étude préclinique, le SCK•CEN veut convaincre le secteur médical de la grande plus-value de cette thérapie. Cette compétence peut ouvrir au SCK•CEN les portes de la production d’isotopes à grande échelle et de la médecine personnalisée.

Des ingénieurs de Tractebel et du SCK·CEN qui font la recherche et développement des SMRs en Belgique.

Small modular reactors, la prochaine petite révolution

Les SMR (Small Modular Reactors) constituent la nouvelle génération de (mini-)réacteurs. Grâce à leur eur conception modulaire, ils sont moins onéreux que les centrales classiques et peuvent être facilement adaptés afin de livrer de l’énergie à des sites industriels ou dans des zones reculées, par exemple. Partout dans le monde, le concept SMR gagne en popularité. En Belgique, le SCK•CEN et Tractebel sont en première ligne du développement de cette innovation.

Fusion nucléaire : des prévisions concrètes grâce à l’expertise belge

De l’énergie propre pour le monde entier. Pour toujours. C’est le rêve que le projet de fusion nucléaire ITER vise à réaliser dans le sud de la France. Neuf entreprises de notre pays travaillent de concert à la construction d’un réacteur de fusion ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) et jouent un rôle essentiel dans le développement de la fusion nucléaire

Petra Van Mulders : fundamenteel onderzoek en innovatie (2018).

Une prof belge au CERN

Comment l’univers est-il apparu ?

La chercheuse belge Petra Van Mulders est professeure à la VUB (Vrije Universiteit Brussel) et au CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire). Elle travaille dans le domaine très technique de la physique des particules.Avec ses collègues du CERN, Petra Van Mulders mène des expériences pour comprendre les fondements de notre univers, et tente ainsi de comprendre le Big Bang et l’origine de notre univers.

Dans cette présentation intéressante, le professeur Van Mulders explique en 10 minutes comment la recherche fondamentale stimule l’innovation.

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Forum nucléaire: qui sommes-nous ?

Le Forum Nucléaire belge regroupe la plupart des sociétés et organismes actifs dans le domaine des applications du nucléaire. Le Forum Nucléaire est un portail d’information de référence sur la technologie nucléaire, tant à l’égard de la presse et du monde politique qu’à l’égard du grand public. En savoir plus