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L’énergie nucléaire dans le mix énergétique
L’énergie nucléaire dans le mix énergétique

L’énergie nucléaire dans le mix énergétique

L’énergie nucléaire occupe une place importante dans le mix énergétique de la Belgique. Elle offre, avec les énergies renouvelables, une solution aux défis climatiques, énergétiques et économiques de notre pays. L’énergie nucléaire est en effet essentielle pour répondre à nos besoins en électricité décarbonée et pour assurer la sécurité d’approvisionnement, la stabilité du coût de production de l’électricité et la compétitivité de la Belgique.

L’énergie nucléaire et les énergies renouvelables sont compatibles.

Il va de soi que l'énergie nucléaire n’est pas l’unique moyen d’atteindre les objectifs climatiques. Les énergies renouvelables, comme les panneaux solaires, les éoliennes et l’énergie hydraulique jouent également un rôle important dans le mix énergétique.

Mais la part potentielle de l’énergie renouvelable dans le mix énergétique belge est trop réduite pour remplacer l’énergie nucléaire dans sa totalité. En 2030, dans un scénario sans énergie nucléaire, la part des énergies renouvelables est estimée à 22% du mix énergétique et à 19% avec l'énergie nucléaire**. Le maintien ou la prolongation de l’énergie nucléaire ne va donc nullement à l'encontre du développement des énergies renouvelables.

*Source : Analyse d’impact de la sortie du nucléaire en Belgique (2013), PwC Enterprise Advisory.**Calcul a effectué sur base de la capacité de production installée et des données du National Renewable Energy Action Plan (NREAP) et de la Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG).

Ensemble, l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables peuvent répondre aux besoins en électricité en Belgique, sans augmentation significative des émissions de CO2.

L'énergie nucléaire produit environ 50% de l'électricité en Belgique.

Elle est donc essentielle pour notre approvisionnement en énergie.

L’énergie nucléaire permet à la Belgique de réduire sa dépendance à l’égard du marché international du gaz et du pétrole. Elle est ainsi moins exposée aux fluctuations de prix, aux droits d’importation et aux contraintes géopolitiques.

Nous pouvons aussi importer de l’électricité, mais la capacité d’importation d’électricité est limitée et nécessiterait des adaptations et des investissements coûteux dans le réseau à haute tension.

Les émissions de CO2 des centrales nucléaires sont très faibles et comparables à celles des parcs éoliens.

Atteindre les objectifs climatiques fixés à la Belgique

Avec l’énergie nucléaire, le secteur de l’électricité en Belgique émettrait un peu moins de 13 millions de tonnes de CO2 en 2030. Sans les centrales nucléaires, les émissions de CO2 s’élèveraient à 27,1 millions de tonnes, ce qui correspond à environ 1,3 fois les émissions de CO2 de la totalité du parc automobile belge actuel.

Les émissions de CO2 des centrales nucléaires sont très faibles et comparables à celles des parcs éoliens. D'ici 2030, l’utilisation des centrales nucléaires permettra de réduire les émissions de CO2 du secteur électrique de moitié.

Selon le GIEC*, dans 35 ans, 80 % de l’électricité mondiale devra être bas-carbone (contre 30 % aujourd’hui) pour contenir le changement climatique. Dans le même temps, la demande d’électricité mondiale est appelée à doubler. Un tel défi requiert l’utilisation de toutes les technologies bas-carbone, y compris les énergies renouvelables et le nucléaire.

Aux Etats-Unis, le nucléaire représente les deux tiers de l’électricité bas-carbone. 75 réacteurs, sur la centaine en exploitation, ont déjà été autorisés à fonctionner 60 ans. Dans l’Union Européenne, l’énergie nucléaire représente plus de la moitié de l’électricité bas-carbone.

Seuls 8 scénarios, parmi les 1 200 répertoriés et analysés par le GIEC**, présentent de manière concomitante à la fois la limitation du réchauffement à 2°C et une sortie du nucléaire.

Sources :

* Rapport du Groupe I du GIEC

** Rapport du Groupe III du GIEC

En moyenne, les ménages belges consomment environ 3.500 kilowattheures par an. Pour produire cette quantité d’énergie, il faut à peine 7 grammes d’uranium ou… 1 100 kg de charbon.

En cas de sortie du nucléaire, le coût de production net moyen de l’électricité augmentera de 22% d'ici 2030.

Prix de l'énergie, emploi et compétitivité de notre pays

En maintenant l’énergie nucléaire dans le mix énergétique de la Belgique, le coût de production net moyen de l’électricité restera relativement stable.

En cas de sortie du nucléaire par contre, le coût de production net moyen de l’électricité augmentera de 22% d'ici 2030. Or, la stabilité de l’approvisionnement et le prix de l’énergie sont deux facteurs essentiels pour la compétitivité de nos entreprises, pour les décisions d'investissement et pour la localisation des entreprises*.

Côté emploi, l’expertise belge dans la production nucléaire d’électricité génère plus de 10.000 emplois ainsi que d'importantes retombées économiques tant aux niveaux local, régional, national qu’international.

* Source : Analyse d’impact de la sortie du nucléaire en Belgique (2013), PwC Enterprise Advisory.

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