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10 choses à savoir sur l’énergie (nucléaire)
10 choses à savoir sur l’énergie (nucléaire)

10 choses à savoir sur l’énergie (nucléaire)

Le débat sur l’avenir de notre approvisionnement énergétique est constant. Qu’en est-il des énergies renouvelables ? L’énergie nucléaire a-t-elle encore sa place dans le mix énergétique ? Quelles sont les énergies décarbonées ? L’énergie est parfois une matière complexe. Pour vous aider à y voir plus clair, nous vous présentons ici 10 données essentielles sur l’énergie.

1. Le mix énergétique belge : d’où provient notre électricité ?

En 2018, l’électricité produite en Belgique était issue à deux tiers d’une source à faibles émissions de carbone. Les 34 % restants provenaient principalement de centrales au gaz. L’énergie nucléaire, l’énergie éolienne et l’énergie solaire ont produit ensemble 66 % de l’électricité bas-carbone. Qui dit « faibles émissions de carbone » pense instinctivement au solaire et à l’éolien, mais en réalité, la majeure partie (80 %) de cette électricité est produite par des centrales nucléaires. 

Voici le mix électrique belge de 2018 jusqu’à ce jour (janvier – septembre) :

  • Energie nucléaire : 55 %
  • Energie éolienne : 6 %
  • Energie solaire : 5 %
  • Energies fossiles et autres : 34 %

L'énergie nucléaire, le vent et le soleil sont des sources d'énergie bas-carbone, elles émettent peu de CO2. 
Consultez au quotidien la production d'électricité et les émissions de CO2 correspondates sur cette page.

Le mix électrique belge et les émissions de CO2 entre janvier et septembre 2018 (sources : ELIA & GIEC).

2. Facture d’électricité : que paie-t-on à qui ?

Votre facture d’électricité se compose de différents éléments. La partie qui se rapporte à la production d’électricité proprement dite s’élève actuellement à 33 %, en moyenne, en Belgique (pour les foyers). Viennent ensuite les frais de réseau et de distribution (27 % en moyenne) et les taxes et redevances (40 %). 

Source : CREG

3. Changement climatique : quel est le rôle des émissions de CO2 ?

Pour maîtriser le changement climatique, d’énormes efforts sont nécessaires au niveau mondial. Les conséquences seraient désastreuses si nous n’arrivions pas à maintenir la hausse de la température sous la barre des 2 °C d’ici 2100. La Terre se réchauffe à cause de l’effet de serre. Le dioxyde de carbone, ou CO2, est l’un des gaz à effet de serre. Le charbon, le gaz et le pétrole sont actuellement responsables de 70 % des émissions de CO2 dans le monde entier. Le changement climatique ne peut donc être dissocié du débat sur l’énergie. La question des sources de notre approvisionnement énergétique futur est capitale donc. De nombreux experts internationaux préconisent dès lors de produire le plus possible d’énergie à partir de sources à faible intensité en carbone, comme les énergies solaires, éolienne et nucléaire.

4. L’Accord de Paris sur le climat : quels engagements les dirigeants mondiaux ont-ils pris ?

Les 195 pays qui ont participé à la COP21 à Paris ont conclu un accord universel, juridiquement contraignant, sur le climat. Cet accord historique vise à limiter à 2 °C le réchauffement de la Terre d’ici l’année 2100. Les parties se sont même engagées à redoubler d’efforts pour tenter de contenir la hausse maximale de la température sous le seuil de 1,5 °C. L’accord est entré en vigueur le 4 novembre 2016. Chaque pays est tenu d’arrêter un plan climatique juridiquement contraignant. L’utilisation de combustibles fossiles (charbon, gaz, pétrole) doit être diminué. Les secteurs des transports (voitures électriques), de la construction (bâtiments neutres en énergie) et de l’énergie (production d’électricité à faibles émissions de CO2) ont tous un rôle important à jouer à cet égard.

La centrale nucléaire de Doel

5. Production d’électricité :objectifs climatiques belges : sommes-nous sur la bonne voie ?

Si nous voulons limiter la hausse de la température mondiale à 2 °C, 95 % de toute l’électricité produite dans le monde doit être à faible intensité en carbone d’ici 2050. Tous les climatologues s’accordent sur ce point. Nous avons donc encore un peu plus de 30 ans pour passer de 30 à 95 % d’électricité à faible intensité en carbone. Heureusement, la Belgique n’a pas à rougir de son bilan. Avec son mix énergétique actuel, elle est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs climatiques. Dans notre pays, 75 à 80 % de toute l’électricité provient déjà de sources d’énergie à faible intensité en carbone. Parce qu’elle combine les énergies renouvelables à l’énergie nucléaire, la Belgique fait nettement mieux que l’Allemagne ou le Danemark, par exemple. Ainsi, l’Allemagne a décidé de sortir du nucléaire. En conséquence, elle utilise davantage de combustibles fossiles et émet donc plus de CO2. 

Le Bureau du plan prévoit que d’ici 2030, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité dépassera les 44 %.

6. Énergies renouvelables : suffisantes pour satisfaire la demande ?

Les énergies renouvelables ne cessent de gagner en importance. Aujourd’hui, le soleil et le vent produisent déjà 15 % de l’électricité en Belgique. Malheureusement, le soleil ne brille pas tous les jours. Autrement dit, les énergies renouvelables sont imprévisibles. Cela implique que d’autres sources d’énergie doivent prendre le relais pour assurer notre approvisionnement en électricité. En Belgique, c’est surtout l’énergie nucléaire qui est la plus sollicitée, puisqu’elle représente environ la moitié de notre production d’électricité. Le gaz, la biomasse et l’énergie hydroélectrique contribuent aussi au mix énergétique, mais dans une moindre mesure.

Le Bureau du plan prévoit que d’ici 2030, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité dépassera les 44 %. Cette évolution considérable reste cependant insuffisante pour satisfaire la demande. Si nous voulons atteindre les objectifs climatiques, nous devons continuer à compléter le mix énergétique par une source d’énergie à faible intensité en carbone : nucléaire et renouvelables sont des énergies décarbonées complémentaires.

7. Fermeture des centrales nucléaires : quelles conséquences ?

Le gouvernement belge a décidé en 2003 de fermer progressivement les centrales nucléaires d’ici 2025. Quand on sait que l’énergie nucléaire assure environ la moitié de notre production d’électricité, une telle fermeture est évidemment lourde de conséquences. L’énergie nucléaire est relativement bon marché. C’est pourquoi la composante énergétique de notre facture d’électricité est restée assez stable ces dernières années. Sans énergie nucléaire, le prix de l’électricité augmentera très probablement. Sans  centrales nucléaires, la production d’électricité devra naturellement être assurée par d’autres sources d’énergie : par les énergies renouvelables, mais aussi par des centrales à combustibles fossiles comme le gaz, qui émettent beaucoup plus de CO2. Notre pays arrivera-t-il alors encore à atteindre les objectifs climatiques dans ces conditions alors que la prolongation des centrales nucléaires permettrait de diminuer les émissions de CO2 ?

8. Hausse de la demande de l’énergie : comment y faire face ?

Nous consommons tous de plus en plus d’énergie, partout dans le monde. La population mondiale croît à un rythme soutenu, et avec elle, la consommation d’énergie. On prévoit que cette dernière devrait augmenter de 30 % à l’horizon 2035. Nos modes de vie et le développement des technologies sont également à l’origine d’une plus forte consommation d’énergie. Heureusement, l’efficacité énergétique se développe et les appareils électriques sont de plus en plus économes. Pensons par exemple aux progrès réalisés dans le domaine de l’éclairage. Les lampes à incandescence ont été remplacées par les lampes à basse consommation, puis par les lampes à LED. Il en va de même de nombreux autres appareils. Les téléviseurs, lave-linge, réfrigérateurs et autres sont nettement plus efficients qu’il y a 20 ans. 

9. Question énergétique : quelle est l’approche des pays voisins ?

Il n’y a pas de solution universelle au problème énergétique. Les pays au relief très accidenté (comme en Scandinavie) peuvent opter plus facilement pour des centrales hydroélectriques. Les pays qui disposent d’importantes réserves de pétrole ou de gaz privilégient en général les centrales à combustibles fossiles pour produire de l’électricité. La part de l’énergie hydroélectrique est très importante dans le mix énergétique de la Suède, par exemple. Environ 40 % de l’électricité est produite par des centrales hydroélectriques. L’énergie nucléaire représente une part tout aussi importante. La fermeture des centrales nucléaires en Allemagne d’ici 2022 a pour effet que ce pays doit recourir davantage aux sources d’énergie fossiles. Ses émissions de CO2 sont de ce fait l’une des plus fortes d’Europe. Avant tout, la composition du mix énergétique résulte d’une décision politique. Il est logique de tenir compte également du caractère abordable et durable de chaque solution. En Finlande, le gouvernement veut réduire sa dépendance aux pays voisins en construisant de nouvelles centrales nucléaires. Pour ce qui est de la durabilité, on remarquera que les pays sans énergie nucléaire ont des émissions de CO2 généralement plus fortes que les pays où l’électricité est en grande partie produite par des centrales nucléaires.

10. Sureté des centrales nucléaires : qu’en est-il ?

Ces dernières années, les centrales nucléaires ont régulièrement fait la une. La raison en était la découverte de bulles d'hydrogène, de petits défauts dans la partie non nucléaire de la centrale, d'arrêts imprévus et de dégradation du béton.  

Ces défauts techniques n'ont aucun impact sur la sûreté des centrales nucléaires. Il s'agissait toujours de mesures préventives, dans lesquelles la population ou l'environnement n'étaient exposés à aucun risque à aucun moment.
 
De plus, ces arrêts illustrent la culture de sûreté qui caractérise le secteur nucléaire et les marges de sûreté élevées. Dès qu'une anomalie se produit ou qu'un résultat différent, aussi petit soit-il, l'unité centrale est arrêtée préventivement (automatiquement ou par l'opérateur) pour un examen plus approfondi. Ce n'est que si la sûreté peut être pleinement garantie que la centrale pourra être redémarrée.

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