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Gestion des déchets radioactifs dans le monde
Gestion des déchets radioactifs dans le monde

Comment les pays du monde entier gèrent-ils leurs déchets radioactifs ?

Les déchets radioactifs sont aujourd’hui conservés en toute sûreté sur des sites contrôlés. Bon nombre de pays qui recourent à l’énergie nucléaire disposent déjà de centres de stockage définitifs pour les déchets de faible et de moyenne activité. S’agissant du stockage définitif des déchets de haute activité, plusieurs pays se trouvent déjà à un stade très avancé dans le processus décisionnel. Voici une vue d’ensemble des divers programmes de stockage mis en place à travers le monde.

À chaque type de déchets, son approche

L’avancée du programme de stockage d’un pays est souvent liée à l’ancienneté et à l’ampleur de son programme de développement de l’énergie nucléaire. Plus ce pays aura commencé à exploiter l’énergie nucléaire tôt, plus son programme de stockage se situera à un stade avancé. 

Les concepts communément acceptés en matière de stockage définitif des déchets radioactifs diffèrent selon le type de déchets. En ce qui concerne les déchets de faible et de moyenne activité à vie courte, la plupart des pays les stockent à la surface du sol ou à plusieurs (dizaines de) mètres de profondeur. Quant aux déchets de haute activité, la solution sur la table est le dépôt en formation géologique profonde dans des galeries (à environ 250 à 1 000 m sous le sol) ou des puits de forage (à environ 2 000 à 5 000 m de profondeur).

Le stockage des déchets de faible activité est en cours dans plusieurs pays

Plusieurs pays procèdent déjà au stockage définitif des déchets de faible et de moyenne activité à vie courte dans des installations situées à la surface du sol ou à quelques mètres de profondeur (dans des grottes). Ces sites sont soumis aux changements climatiques (notamment aux périodes glaciaires), dont les effets doivent être pris en compte au moment d’examiner la sûreté des installations. 

Dès lors, seuls les déchets de faible ou de moyenne activité à vie courte sont stockés définitivement à faible profondeur sous le sol. Ces déchets ont une demi-vie de maximum 30 ans. Il en résulte que leur radioactivité revient à sa valeur naturelle au bout d’une période de quelque 300 ans (environ 10 demi-vies) et que ces déchets peuvent être traités comme tous les autres déchets (conventionnels).

À l’heure actuelle, plusieurs sites de stockage de déchets de faible activité sont déjà opérationnels : 5 en Europe (Royaume-Uni, Espagne, France, Suède et Finlande), 1 au Japon et 5 aux États-Unis. Tous ces sites sont situés à la surface du sol, excepté ceux de la Suède et de la Finlande.  Dans ces deux pays, les déchets sont entreposés dans des grottes à quelques dizaines de mètres de profondeur.

En Belgique, aussi, il existe déjà des projets bien avancés quant au stockage en surface des déchets de faible et de moyenne activité à vie courte. Le feu vert de l’AFCN relatif à ses installations à Dessel est attendu pour 2019. Et si tout se déroule comme prévu, les premiers colis de déchets destinés à être stockés définitivement arriveront en 2023.

Le futur site de stockage de déchets de faible activité à Dessel (photo : ONDRAF).

Stockage en profondeur des déchets : état des lieux dans le monde

La Waste Isolation Pilot Plant aux États-Unis est actuellement le seul centre de stockage en profondeur déjà opérationnel (depuis 1999). La Finlande, la Suède, la France et les États-Unis disposent déjà d’un programme très avancé en matière de stockage souterrain des déchets nucléaires. Un concept qui a également remporté la faveur du Canada et du Royaume-Uni, où toutes les options restent ouvertes quant au site précis où seront stockés les déchets.

Le site de stockage souterrain à Forsmark, en Suède (photo : SKB).
Le stockage à sec à la centrale nucléaire à Doel (photo : ENGIE Electrabel).

Traitement des déchets de haute activité

Les déchets de haute activité à vie longue ne peuvent être immédiatement stockés à titre définitif, car ils dégagent encore beaucoup trop de chaleur résiduelle. Pour l’heure, ces déchets sont encore conservés sous l’eau dans des piscines (à Tihange) ou dans des conteneurs placés dans des installations pourvues d’un refroidissement par air (stockage à sec, à Doel), dont la plupart se trouvent sur les sites des centrales nucléaires
Une fois cette période de transition achevée, les déchets seront stockés définitivement de manière sûre. Une foule de modes de stockage ont déjà fait l’objet d’études par le passé. Mais aujourd’hui partout dans le monde, c’est le stockage à grande profondeur qui apparaît comme le mode le plus intéressant. Le choix consiste désormais surtout à déterminer où et comment construire ces installations.

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Cette solution ne requiert aucun entretien, et évite donc tout transfert de responsabilités aux générations futures. Dans le cadre du stockage des déchets de haute activité, différentes barrières sont également prévues pour éviter que la radioactivité ne puisse affecter l’homme et son environnement :

  • Première barrière : l’emballage ou le conteneur dans lequel les déchets sont entreposés ;
  • Deuxième barrière : le lieu de stockage ;
  • Troisième barrière : la barrière naturelle constituée par la couche géologique stable.

La Belgique, pionnière dans la recherche sur le stockage des déchets en couche d’argile

Les pays qui mènent des recherches sur le stockage des déchets de haute activité en couche géologique profonde sont aujourd’hui nombreux. La Belgique avait ouvert la voie en lançant des recherches dans le domaine du stockage en profondeur dans l’argile dès 1980, année qui correspond à la construction du laboratoire de recherche HADES. Cela fait donc déjà presque 40 ans que la Belgique réalise des recherches uniques sur le comportement de l’argile dans le cadre du stockage des déchets de haute activité. Le laboratoire HADES se trouve à 230 mètres sous terre sur le site du SCK•CEN dans la couche d’argile de Boom, où elle atteint la surface du sol et est exploitée pour la production de briques.

Le laboratoire HADES (source : SCK•CEN).

Sources

ONDRAF (Organisme National des Déchets RAdioactifs et des matières Fissiles enrichies), SCK•CEN, SKB.

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