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L'énergie nucléaire dans le monde - Japon
L'énergie nucléaire dans le monde - Japon

L'énergie nucléaire au Japon

Le Japon est le 5ième plus gros consommateur d’électricité au monde. L’accident de Fukushima a engendré l’arrêt en 2011 de tous les réacteurs nucléaires. Aujourd’hui, 5 réacteurs nucléaires fonctionnent en toute sûreté. Plus de vingt d'autres sont en attente des autorisations de redémarrage. Vous découvrirez dans les sujets qui suivent l’importance de l’énergie nucléaire pour le Japon et son économie.

Le mix électrique du Japon : énergies fossiles et importations

Avec l’arrêt du parc nucléaire depuis mars 2011, le Japon a dû importer massivement des combustibles fossiles pour produire son électricité.. Les prix de l’électricité se sont envolés et sont les plus élevés comparés à ceux des grandes puissances économiques mondiales. Les émissions de CO2 ont aussi augmenté.

Le Japon est le 5ième plus gros consommateur d’électricité au monde. Une quote-part importante comparée à l’échelle internationale. Il est important de noter que le Japon n’est pas interconnecté à d’autres pays. Ses besoins en électricité sont donc couverts par des moyens domestiques.
En 2015, le mix électrique japonais repose pour 82,2 % sur les énergies fossiles (gaz naturel, charbon et pétrole), l’hydraulique pour 8,4 % et le solde par dans l’ordre d’importance, les biocarburants, le solaire, le nucléaire, l’éolien et la géothermie. 

La politique énergétique 2030-2050 : focus sur la réduction des émissions de CO2

Dans le cadre du développement de la stratégie énergétique du pays d’ici 2030, le gouvernement a mis comme objectif :

  • Réduire la dépendance énergétique ;
  • Réduire les prix de l’électricité par le développement des énergies renouvelables et le redémarrage des centrales nucléaires ;
  • Réduire les émissions de CO₂ et des autres gaz à effet de serre.

D’ici 2050, le Japon veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 80 %. Pour pouvoir atteindre ces objectifs, le gouvernement a proposé que la part de l’énergie nucléaire soit de 20 à 22 %, des énergies renouvelables de 22 à 24 % et de diminuer la part des énergies fossiles à 56 %.

Les centrales nucléaires au Japon

Début 2018, 5 réacteurs sont en fonctionnement

21 autres ont réussi les tests de résistance (stress tests) et ont introduit les demandes d’autorisation de redémarrage. Les procédures d’autorisation de redémarrage sont très longues car elles exigent d’abord le feu vert de l’autorité indépendante de contrôle (NRA) puis l’accord des autorités locales et régionales. 

Deux réacteurs sont en cours de construction. Le réacteur de Shimane-3 est presque terminé. La construction du réacteur d’Ohma a repris en octobre 2012. 


La durée de fonctionnement des réacteurs existants portée de 40 à 60 ans.

La ‘Nuclear Regulatory Authority’, l’organisme de contrôle japonais, mène dès la 35ième année de fonctionnement d’un réacteur, une enquête approfondie visant à l’autoriser à fonctionner pendant 60 ans. (20 années au-delà de ses 40 ans de fonctionnement). Fin 2017, trois réacteurs ont obtenu cette prolongation de fonctionnement.

L'accident nucléaire à la centrale de Fukushima

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de forte magnitude suivi d’un tsunami ont dévasté une partie de la côte nord-est du Japon. Le tsunami a également fortement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima et a entraîné l’accident nucléaire

Un tel accident ne pourrait pas se produire en Belgique. La Belgique n’est pas réputée comme fortement sismique et des tsunamis ne peuvent s’y produire. D’un point de vue technique, les réacteurs nucléaires belges ont divers avantages par rapport aux réacteurs de Fukushima. Les réacteurs à eau sous pression belges (PWR) possèdent trois circuits totalement indépendants pour deux aux réacteurs à eau bouillante (BWR) de Fukushima. En outre, les réacteurs nucléaires belges sont isolés de l’extérieur par une double enceinte de confinement. Les bâtiments des réacteurs belges sont aussi équipés de recombineurs passifs d’hydrogène ce qui élimine le risque d’explosion dû à l’hydrogène. Ce n’était pas le cas à Fukushima.

Immédiatement après l’accident, un vaste plan a été déployé tant par les autorités pour gérer la contamination à l’extérieur du site que par l’exploitant Tepco pour gérer les différentes conséquences de l’accident.

Site de l’usine de retraitement et d’enrichissement de Rokkasho (source : JAEA).

La gestion des déchets nucléaires

Le Japon a opté pour le retraitement des assemblages de combustible usé. Depuis le début du programme nucléaire japonais, les assemblages sont retraités dans l’usine de La Hague en France. Aujourd’hui, le Japon construit l’usine de retraitement de Rokkasho. Elle devrait être opérationnelle en 2021.  

Les installations souterraines

Les déchets radioactifs issus du retraitement seront à l’avenir stocker définitivement dans des installations souterraines creusées dans des couches géologiques profondes et stables. Le Japon a créé un laboratoire de recherche dans le Nord du Japon appelé Horonobe Underground Research Center. L’objectif est de prouver sur des bases scientifiques et techniques la faisabilité et la sûreté d’un stockage géologique profond. Le planning des recherches s’étend sur 20 ans. En parallèle, NUMO (Nuclear Waste Management Organization of Japan) recherche les sites et les municipalités susceptibles d’accueillir ce stockage définitif. 


Sources : World Nuclear Association, Japan Atomic Industrial Forum, Japan Atomic Energy Agency, AIE, METI, NUMO, SFEN, AIEA.

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