Il y a eu une erreur, réessayez plus tard.

Restez informé grâce à notre newsletter ?

Des vaccins plus malins que les virus
Des vaccins plus malins que les virus

Des vaccins plus malins que les virus

Les virus sont minuscules, mais terriblement intelligents et résistants. La technologie nucléaire parvient pourtant à détecter et à ‘reconnaître’ de nombreux parasites, même lorsqu’ils ont muté. Elle permet ainsi la mise au point de vaccins pour prévenir et maîtriser les maladies animales qui menacent la sécurité alimentaire, l’élevage et même parfois l’homme.

La science nucléaire et le développement des vaccins

Pour combattre un ennemi, il faut avant tout le connaître. Dans le cas d’un virus, il faut d’abord détecter et confirmer sa présence. Les laboratoires de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) reçoivent des échantillons des pays membres des Nations Unies. Ils les testent et/ou développent une technologie basée sur des techniques nucléaires pour une détection ultra rapide et transfèrent leurs résultats aux pays en question.

Ces laboratoires font également appel à la science nucléaire pour développer des armes puissantes contre les virus : les vaccins.

Des vaccins pour la sécurité alimentaire

Qu’est-ce qu’un vaccin ? Il s’agit d’une préparation à base du microbe inactivé qui va provoquer une réponse immunitaire, sans causer la maladie. Entraînant ainsi la production d’anticorps chez l’hôte, il l’aide à lutter contre le virus. Mais les virus sont intelligents. Ils s’adaptent rapidement et mutent. Ils changent d’apparence et les anticorps ne les reconnaissent plus.

La technologie nucléaire permet la mise au point de nouveaux types de vaccins. Grâce à la technique de l’irradiation, chiffres à l’appui, les scientifiques développent des vaccins qui ont une efficacité plus large : l’organisme infecté reconnaît même les virus qui ont muté. La réaction immunitaire s’enclenche et les anticorps préviennent la multiplication des virus.

En empêchant la multiplication des virus, on prévient l’apparition de la maladie chez les animaux et, pour certains virus, sa transmission à l’homme. Le bétail reste en bonne santé, ce qui est vital pour les éleveurs. La technologie nucléaire participe ainsi à la santé et à la sécurité alimentaire de nombreuses communautés dans le monde. 

Le Soudan gagne du terrain contre la Brucellose

L’AIEA, en collaboration avec la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et de l’alimentation), assiste le Soudan pour le développement d’un vaccin irradié en vue de protéger le bétail contre la Brucellose, une maladie zootopique (maladie animale pouvant être transmise à l’homme).

La brucellose (ou fièvre de Malte) est la maladie qui menace le plus largement le bétail au Soudan :  elle provoque des avortements tardifs, l’infertilité des mâles et la baisse de la production de lait.

Cette maladie peut également être transmise à l’homme par la consommation de lait non pasteurisé ou par contact direct avec les excréments animaux. Chez l’humain, la brucellose provoque de la fièvre ainsi que des douleurs articulaires et musculaires pouvant mener à de sérieuses complications. L’abattage des animaux est une opération coûteuse à tous points de vue. La vaccination est donc la meilleure réponse pour maîtriser et prévenir la maladie.

Grâce aux vaccins irradiés aux rayons gamma, la bactérie ne peut plus se multiplier. Par contre, elle reste en mesure de déclencher la réaction immunitaire adéquate. 

La récente mise au point d’un cytomètre à flux permet aux scientifiques de formuler des vaccins encore plus performants. Cet appareil permet en effet d’analyser les cellules saines et la réaction immunitaire des animaux hôtes. 

Mihad Fath El Rahman Mahmoud Alawad, Veterinarian and Microbiologist, Veterinary Research Institute Khartoum, Sudan

Des scientifiques locaux formés aux technologies nucléaires

L’AIEA organise des formations pour les scientifiques des États membres des Nations Unies. Ces personnes peuvent alors agir directement dans leur pays.

Mihad Fath El Rahman Mahmoud Alawad, vétérinaire et microbiologiste à l’Institut de recherche vétérinaire de Khartoum au Soudan, explique : « Notre programme de contrôle national de la Brucellose est opérationnel à 70%. Dans le cadre de la formation de l’AEIA, j’ai été la première à pouvoir utiliser le cytomètre à flux. Grâce à cet outil, notre programme va pouvoir faire des avancées spectaculaires. »

Mots-clés associés à l'article

Êtes-vous aussi intéressé par…

Forum nucléaire : qui sommes-nous ?

Le Forum Nucléaire belge regroupe la plupart des sociétés et organismes actifs dans le domaine des applications du nucléaire. Le Forum Nucléaire est un portail d’information de référence sur la technologie nucléaire, tant à l’égard de la presse et du monde politique qu’à l’égard du grand public. En savoir plus