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29 juin 2015 - 150 jours avant la conférence sur le changement climatique, Paris
29 juin 2015 - 150 jours avant la conférence sur le changement climatique, Paris
Marielle Rogie
Marielle Rogie
Director
Forum nucléaire belge

150 jours avant la Conférence sur le changement climatique à Paris

Vendredi 3 juillet 2015, il restera 150 jours avant la Conférence Climat de Paris (COP21), de fin novembre 2015. Cette conférence est considérée par de nombreux intervenants comme "le sommet de la dernière chance" pour limiter la hausse de température en dessous de 2 degrés. 

Limiter l'élévation de la température du globe à 2°C.

La demande en électricité ne cesse d’augmenter dans le monde. Entre 1965 et 2013, la production et la consommation d’énergie ont été multipliées par quatre, en faisant majoritairement appel aux sources d’énergie fossiles, émettrices de CO2. 

Dans les décennies à venir, la demande mondiale en électricité est appelée à encore doubler et ceci, malgré les progrès significatifs en matière d’efficacité énergétique. Or, en 1997, les pays signataires du Protocole de Kyoto se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter à 2°C la hausse de température moyenne du globe d’ici 2050, au-delà duquel les impacts sur l’environnement et nos sociétés seraient irréversibles.

Aujourd’hui dans le monde, 70 % de l’électricité provient des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole).

D'ici 2050, 80 % de l’électricité devra être bas carbone.

Aujourd’hui dans le monde, 70 % de l’électricité provient des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) et la part du charbon est en croissance depuis 2010. L’électricité constitue ainsi la principale source d’émission de CO2. Depuis 1990 (année de référence du protocole de Kyoto), loin de diminuer, les émissions de CO2 n’ont cessé de croître : + 60 % !

Face à une demande en forte progression, si le mix électrique reste dominé par les énergies fossiles, la hausse de température moyenne du globe sera de 6°C, bien au-delà de l’objectif des 2°C.
Le défi est donc historique si nous voulons contenir le changement climatique: dans 35 ans, 80 % de l’électricité devra être bas carbone alors que le pourcentage actuel est de 30%.

« Il n’y a pas de chemin crédible à la stabilisation du climat qui n’inclut pas un rôle important pour l’énergie nucléaire. »

L'énergie nucléaire est une des sources d'énergie bas-carbone.

Le GIEC a défini un «budget carbone» d’émissions de CO2 cumulées à ne pas dépasser pour contenir le réchauffement moyen à 2°C. Il l’évalue à 2.900 milliards de tonnes entre le début de l’ère préindustrielle et 2050.

2.000 milliards de tonnes ont déjà été relâchées dans l’atmosphère avec une forte accélération ces dernières années (1.000 milliards de tonnes depuis 40 ans). Il convient donc d’engager des efforts de réduction immédiats en faisant appel aux trois principales énergies bas carbone: les énergies renouvelables, le nucléaire et le CCS (les énergies fossiles avec capture et séquestration du CO2).

L’énergie nucléaire est, en effet, bas carbone: les émissions CO2 sur l’ensemble de son cycle (construction, exploitation et démantèlement) sont comparables à celles des énergies renouvelables.

Selon l’AIE, depuis 1971 l’énergie nucléaire a permis, à l’échelle mondiale, d’éviter l’équivalent de deux ans d’émissions de CO2. C’est à ce jour, la contribution la plus importante des énergies bas carbone. D’ici 2040, le nucléaire pourrait permettre d’économiser l’équivalent de quatre années d’émissions de CO2.

En Europe, l’énergie nucléaire permet d’éviter chaque année les émissions de CO2 équivalentes à celles générées par les trafics automobiles annuels de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France, du Royaume-Uni et de l’Italie cumulés.

Dans une lettre ouverte fin 2013, quatre grands climatologues déclaraient : « il n’y a pas de chemin crédible à la stabilisation du climat qui n’inclut pas un rôle important pour l’énergie nucléaire. »  «On ne peut se permettre de tourner le dos à aucune technologie ».

Face à ces enjeux historiques, le Forum Nucléaire Belge insiste sur le fait que l’énergie nucléaire fait partie de la solution pour lutter contre le changement climatique. Il estime que, pour atteindre les objectifs de la COP21, chaque pays doit pouvoir accéder à un portefeuille le plus large possible de technologies bas carbone et il est urgent de recourir dès à présent aux énergies bas carbone disponibles, dont le nucléaire.

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