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L’IRE présente le projet SMART
L’IRE présente le projet SMART

Une technologie innovante pour la détection de cancers, sans déchets radioactifs et moins chère

L’IRE, l’entreprise belge, pionnier mondial de l’imagerie médicale dans la détection du cancer, a présenté son projet SMART. Cette nouvelle méthode permet de produire des radio-isotopes, c’est-à-dire des éléments utilisés en médecine nucléaire pour dépister des cancers ou repérer une anomalie cardiaque. Aujourd'hui, la méthode consiste à irradier de l’uranium dans un réacteur nucléaire. Avec ce nouveau processus, il ne devrait plus y avoir de déchets radioactifs.

Un leader mondial, situé sur notre territoire

Depuis son siège à Fleurus (Hainaut), l’Institut des Radioéléments (IRE) joue un rôle majeur dans la médecine nucléaire. Les radio-isotopes sont utilisés dans l’imagerie médicale pour détecter les cancers et diagnostiquer les problèmes cardiaques de 35 millions de patients par an. L’IRE est depuis 50 ans un des leaders de la production de molybdène permettant de fabriquer des générateurs de technétium-99. Cet élément est utilisé dans 80 % des diagnostics en médecine nucléaire pour les scintigraphies qui explorent les affections des os, du cœur, des poumons et d’autres organes. Ces examens permettent de poser un diagnostic adéquat dans de nombreuses pathologies telles que le cancer, l’infarctus, les infections et les inflammations.

« On dépend des USA pour l’approvisionnement en uranium. En plus, le traitement des déchets radioactifs qu’il faut enfouir géologiquement coûte de plus en plus cher. »

Philippe Busquin, le président de l’IRE

L’approche innovante SMART : moins couteux, moins de déchets

Avec son projet SMART (Source of MedicAl RadioisoTopes), l’IRE veut utiliser un nouveau type d’accélérateur d’électrons linéaire supraconducteur pour bombarder des deux côtés une cible contenant du Molybdenum-100 et le transformer en Mo-99. Ensuite, la cible, de la taille d’une boîte d’allumettes, sera refroidie par une boucle remplie de métal liquide à 400 degrés. Après exposition de la cible pendant 1 semaine, on en récoltera une partie pour produire les isotopes Mo-99. Une technologie durable, sans rejets radioactifs, moins dangereuse et qui produira des isotopes 10 % moins cher que ceux produits actuellement.

Jusqu’à présent, la production de Mo-99 se fait sur base de l’Uranium 235 hautement enrichi. « Mais on dépend des USA pour l’approvisionnement en uranium. En plus, le traitement des déchets radioactifs qu’il faut enfouir géologiquement coûte de plus en plus cher », explique Philippe Busquin, le président de l’IRE.

Un investissement de 256 millions d’euros

Un budget de 20 millions d’euros est demandé dans le cadre du plan de relance économique européen pour ce projet qui présente une perspective de croissance énorme.

L’IRE espère construire un nouveau bâtiment de 130 mètres sur 50 sur l’espace encore disponible sur son site situé sur la commune de Farcienne. L’IRE a investi 4,5 millions euros pour les études préliminaires. Le budget de la phase de recherche et développement est estimé à 74,85 millions euros. Un subside de l’État fédéral de 52 millions euros a été accordé en 2018 et 20 millions euros supplémentaires font l’objet d’une demande dans le plan de relance. Au total, la réalisation de cette nouvelle ligne de production est estimée à 256 millions euros. Ce projet permettra de maintenir l’emploi (250 emplois directs) et l’engagement d’une dizaine de spécialistes pour gérer le cyclotron.

De plus amples informations : www.ire.eu

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