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Énergie nucléaire et voyages spatiaux
Énergie nucléaire et voyages spatiaux

La NASA place l'énergie nucléaire au centre des missions sur la Lune et sur Mars

Si tout se passe comme prévu, l’humain marchera à nouveau sur la Lune d'ici 2024. Et cette fois, l'intention est d’y rester plus longtemps et d'y établir une base permanente. L'énergie nucléaire jouera un rôle essentiel dans la réalisation de ce rêve.

Cela ressemble à de la science-fiction, pourtant à la NASA, l'agence spatiale américaine, ils transforment progressivement le rêve en réalité : une colonie habitée sur la Lune, où les astronautes passeront de plus longues périodes et feront des recherches. L'une des questions les plus importantes que l’on se pose dans la réalisation d’un projet aussi ambitieux est : « D'où provient l'énergie pour une telle base lunaire ? » Selon un nouvel article du magazine de l'American Chemical Society, l'énergie nucléaire est le meilleur candidat pour alimenter en électricité les astronautes sur la Lune. Et les ambitions de la NASA s'étendent encore.

Énergie nucléaire = bon marché, sûre et robuste

Un emplacement idéal a déjà été choisi pour la colonie lunaire : un cratère contenant des cristaux de glace, pouvant fournir l'eau potable nécessaire aux astronautes. L'inconvénient des cratères lunaires est que le soleil n’y brille jamais. Il y fait extrêmement froid (-100°) et complètement obscur. Les panneaux solaires, qui ont déjà largement prouvé leur utilité dans les voyages spatiaux, sont donc inutilisables à cet endroit pour produire de l'électricité et de la chaleur. Voilà pourquoi la NASA pense à l'énergie nucléaire.

Une électricité fiable, permanente, pouvant fonctionner en toute sécurité et de manière autonome malgré les conditions difficiles de la Lune est essentielle pour permettre le bon fonctionnement des communications avec la Terre mais aussi assurer celui des technologies et équipements alimentant la base en électricité, chauffage et oxygène. L’énergie choisie doit de plus pouvoir servir de carburant pour la navette spatiale. De ce fait, le choix se porte sur l'énergie nucléaire, que les chercheurs décrivent comme « bon marché, sûre et robuste », a déclaré Don Palac, chef de projet au NASA Glenn Research Center à Cleveland.

© NASA

Marcher sur la Lune, rêver de Mars

Le regain d'intérêt de la NASA pour l'énergie nucléaire fait partie des plans ambitieux de l'agence spatiale américaine. En 2024, la NASA prévoit de renvoyer des personnes sur la Lune (et la première femme astronaute) pour y établir une colonie habitée en permanence. Les enseignements de cette mission permettront de réaliser cet autre grand rêve : une colonie habitée par l'homme sur Mars. Cela est possible grâce à l'énergie nucléaire.

L'intérêt de la NASA pour la technologie nucléaire n'est pas récent. La NASA envoie depuis les années 1960, dans l'espace, des sondes et des Rovers basés sur la technologie nucléaire (y compris le Marsrover Curiosity, mais aussi Cassini et Voyager). A l’époque on se servait de plutonium-238. La nouveauté est l’utilisation par la NASA de la fission nucléaire (uranium-235). Il s'agit d'un noyau compact, de la même taille qu'une canette de soda, pesant 28 kilos avec lesquels 10 kilowatts d'électricité peuvent être générés. Pour construire une base permanente sur Mars, il ne faut "que" 4 de ces mini-réacteurs.

La sécurité d'abord

La sécurité est bien sûr primordiale, et la NASA considère tous les scénarios. Par exemple : les astronautes doivent être protégés de la décroissance radioactive de ce mini-réacteur. Mais ce réacteur de petite taille doit lui-même également être protégé contre les rayons cosmiques élevés de l'extérieur (l'univers est très radioactif, du fait de la fusion nucléaire solaire).

Le pire des scénarios a également été pris en compte : supposons que le réacteur explose au lancement et que l'uranium soit rejeté dans l'atmosphère terrestre. Même dans ce cas, les dommages aux personnes et à l'environnement seraient limités : "Les personnes se trouvant à un kilomètre de distance recevront moins de radiations que lors un vol intercontinental", a déclaré Patrick McClure, ingénieur au Los Alamos National Laboratory de la NASA.

Plus d'informations : article Chemical & Engineering News

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