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L’énergie nucléaire : essentielle dans la lutte contre le changement climatique
L’énergie nucléaire : essentielle dans la lutte contre le changement climatique

L'énergie nucléaire et le changement climatique

Le climat change sur terre. Là-dessus, tout le monde est d’accord. L’effet de serre, dû aux émissions de CO2, a d’énormes conséquences pour notre planète. Afin de limiter à 2°C la hausse de température, de nombreux pays du monde entier doivent fournir des efforts considérables. C’est pour cette raison que 192 pays ont signé le protocole de Kyoto, déjà en 1997.

"De plus en plus de scientifiques voient l’énergie nucléaire comme un élément essentiel de la solution au changement climatique."

Moins d’émissions de CO2

Bien sûr, signer un protocole ne suffit pas. D’importants efforts sont nécessaires pour diminuer encore plus les émissions de CO2 et combattre ainsi le changement climatique. Ensemble, les énergies fossiles comme le charbon, le gaz et le pétrole sont responsables de 70% des émissions de CO2 dans le monde. La lutte contre le changement climatique est donc étroitement liée au problème énergétique : où trouverons-nous notre énergie demain ?

Les énergies renouvelables à elles seules ne suffisent pas à satisfaire la demande énergétique. Les scientifiques sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à soutenir que l’énergie nucléaire, pauvre en CO2, est un élément indispensable à la lutte contre le changement climatique.

Finalement, combien de CO2 une centrale nucléaire produit-elle ?

L’énergie nucléaire est une source d’énergie bas carbone. Construction et démantèlement compris, une centrale nucléaire produit aussi peu de CO2 que les éoliennes et les panneaux solaires. L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a calculé qu’au cours des 50 dernières années, l’énergie nucléaire a permis de diminuer la production de CO2 de 56 gigatonnes. Un chiffre qui correspond aux émissions de CO2 mondiales pendant deux ans.

Si les centrales nucléaires n’émettent pas de CO2, que contiennent les fumées qui en sortent ?

Une centrale nucléaire génère beaucoup d’énergie dans le cœur du réacteur. Celui-ci produit de la chaleur qui doit par conséquent être refroidie par de l’eau. C’est donc de la simple vapeur d’eau (comme sous votre douche), sans le moindre CO2 qui s’échappe de la tour de refroidissement de la centrale nucléaire.

Le fonctionnement d'une centrale nucléaire

Les centrales nucléaires en Belgique comptent parmi les plus robustes en Europe

Oui mais… une centrale nucléaire, ce n’est pas dangereux ?

Aucun secteur n’est contrôlé aussi rigoureusement et aussi fréquemment que le secteur nucléaire. Des révisions de sureté et des ‘stress tests’ sont régulièrement effectués. Ceux-ci établissent la résistance des centrales nucléaires à des conditions extrêmes comme les tremblements de terre ou les inondations. Selon les études les plus récentes, les centrales nucléaires en Belgique comptent parmi les plus robustes en Europe. Même dans des circonstances extrêmes, elles sont capables de garantir les fonctions de sécurité essentielles.

Plus d’informations sur la sureté et les stress tests

Et l’énergie nucléaire en Belgique ?

Le bureau d’études PricewaterhouseCoopers a réalisé une étude sur les émissions de CO2 en Belgique. Il en ressort qu’avec l’énergie nucléaire, le secteur de l’électricité en Belgique émettrait 13 millions de tonnes de CO2 en 2030 contre 27 millions de tonnes si l’on fermait nos centrales nucléaires (en les remplaçant par un mix d’énergies renouvelables et de gaz). C’est du simple au double.

Selon une étude basée sur un calcul précis des conséquences d’une sortie du nucléaire sur notre environnement, l’Université de Gand arrive à un résultat similaire. Cette étude démontre que les émissions de CO2 augmenteront considérablement si nous fermons les centrales nucléaires en 2025. Même si, d’ici 2030, nous disposons de trois fois plus d’énergies renouvelables qu’actuellement, les émissions de CO2 produites par notre production d’énergie augmenteront considérablement (de 146%).

Etude UGent (en néerlandais)

Les Nations-Unies préconisent une réduction de 50 % des émissions de CO2 d’ici 2050.

L’enjeu : l’avenir de notre planète

Aujourd’hui, le mix énergétique est constitué à 70% d’énergies fossiles. D'ici 2050, nous devrons limiter la hausse de température moyenne sur Terre à 2°C. Les Nations-Unies préconisent une réduction de 50 % des émissions de CO2 d’ici 2050 par rapport à 1990 et une émission nulle d’ici 2100. 

Si nous voulons limiter l’augmentation de la température à 2°C, la part d’énergies fossiles ne devra pas excéder les 20% d’ici 2050. Idem pour l’électricité, principal vecteur d’émissions de CO2. Ici, les experts appellent à un changement de système avec un désengagement des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) qui représentent encore 70 % du mix électrique mondial. Un objectif qui exige l’utilisation de toutes les sources d’énergie pauvres en CO2 telles quel’énergie nucléaire, le vent et le soleil, entre autres.

La menace des 6°C

Il faut trouver une solution, d’urgence. La consommation mondiale d‘énergie ne cesse d’augmenter. Elle a quadruplé depuis 1965 et l’on prévoit qu’elle doublera au cours des prochaines décennies. Si les pays du monde entier ne prennent pas de mesures draconiennes, la température moyenne sur terre augmentera de 6°C. Un chiffre nettement supérieur aux 2°C que les scientifiques considèrent généralement comme le maximum admissible.

Les énergies renouvelables, à elles seules, ne suffisent pas

Heureusement, on note ces dernières décennies des avancées pour réduire les émissions de CO2. En Suède, par exemple, la moitié de l’énergie est produite par les centrales hydroélectriques, l’autre moitié par les centrales nucléaires. Ces pays peuvent ainsi réduire les émissions de CO2 au minimum. En Belgique, la proportion de l’énergie produite par les éoliennes et les panneaux solaires est de 10 à 15%, tandis que les centrales nucléaires représentent 40 à 50%.

Les énergies renouvelables sont une pièce importante du puzzle. Mais celles-ci ont leurs limites. Le soleil et le vent peuvent fournir environ 10 à 15 % de l’électricité en Belgique, quand ils sont au rendez-vous… Ce sont là des réponses insuffisantes aux défis énergétiques et climatiques auxquels nous devons faire face. Energies renouvelables et énergies nucléaires sont compatibles et font partie de la solution pour un mix énergétique bas carbone. Le maintien ou la prolongation de l’énergie nucléaire n’est pas en contradiction avec le développement des énergies renouvelables.

Pourquoi de plus en plus de scientifiques et de climatologues croient-ils à l’énergie nucléaire ?

Un grand nombre d’organisations, de climatologues et de scientifiques sont d’accord : l’énergie nucléaire est nécessaire pour réduire les émissions de CO2 mondiales dans le temps imparti. Ils se basent sur des données objectives. Les organismes officiels également considèrent que l’énergie nucléaire fait partie de la solution contre le changement climatique. Citons les Nations Unies, l’IPCC (groupe d’experts intergouvernemental) et l’Agence internationale de l’énergie (IEA). Sans oublier de grandes figures internationales comme le Président Obama, le Dalai Lama ou Bill Gates qui plaident également en faveur du nucléaire.

Et en pratique, ont-ils raison ?

Oui. Pour constater que l’énergie nucléaire aide les pays à limiter leurs émissions de CO2, il suffit de regarder ce qui se passe en Allemagne. La sortie accélérée du nucléaire en Allemagne n’a pas pu être complètement compensée par un mix d’éoliennes et d’énergie solaire. L’Allemagne compense donc en utilisant du charbon et de la lignite. Une importante augmentation de ses émissions de CO2 s’en est suivie. Notre dossier sur l’Allemagne vous donnera plus d’informations à ce sujet.

C’est le même cas de figure au Danemark qui connaît le plus haut taux d’émissions de CO2 par habitant (en Europe). 50% de l’électricité y est produite par les éoliennes. Toutefois, lorsqu’il n’y a pas de vent, le pays recourt à 100% aux énergies fossiles.

Les 7 conséquences de la politique énergétique allemande

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