Actu - Recherche et médecine nucléaires
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La chercheuse Sarah Baatout a rejoint la station polaire Princesse Elisabeth

Et si on se rapprochait un peu plus de Mars en posant éprouvettes et microscopes à bord de la station polaire Princesse Elisabeth ? C’est le pari de Sarah Baatout, chercheuse au SCK•CEN, qui s’immerge pendant 1 mois dans des conditions extrêmes de confinement pour parvenir à mieux décrypter le comportement de notre système immunitaire dans l’espace. Des données essentielles pour des avancées tant spatiales que médicales.

Radiobiologiste au SCK•CEN, Sarah Baatout a réalisé un rêve: rejoindre la station polaire Princesse Elisabeth pour y poursuivre ses recherches.

Chef de l’unité de Radiobiologie du SCK•CEN, Sarah étudie depuis de nombreuses années l’impact des conditions extrêmes (confinement, stress, isolement, …) sur le système immunitaire humain. Ces recherches permettent de mieux comprendre le fonctionnement du corps d’un astronaute dans l’espace et de mettre au point des applications capables, un jour, de le faire voler vers Mars.

La station polaire, simulateur d’Espace

Au cours de cette mission d’un mois, Sarah Baatout effectue des recherches sur l’impact des conditions de vie extrêmes sur le corps humain. En lieu et place des astronautes, la radiobiologiste suit cette fois l’équipage de la station. Avant, pendant et après leur séjour en Antarctique, elle prélève plusieurs types d’échantillons tel que le sang. Les échantillons prélevés sont analysés à la station et dans les laboratoires du SCK•CEN. Les analyses donneront des informations précieuses sur, entre autres, le niveau de stress des volontaires et l’effet de cet environnement particulier sur leur système immunitaire. Sarah teste également sur place toute une série de médicaments qu’emportent les astronautes durant leurs missions spatiales afin d’analyser notamment leur stabilité et leur résistance au rayonnement.

La chercheuse étudie aussi les propriétés de la spiruline dans des conditions extrêmes. Cette algue verte déjà utilisée comme complément alimentaire pour les astronautes, pourrait avoir un effet bénéfique sur la flore intestinale mise à mal par le stress. 

Toutes ces recherches qui rendent possible les vols habités dans l’espace contribuent aussi à faire avancer la médecine.

Le Centre de Recherche de Mol participe également à des recherches prometteuses pour lutter contre le sida et le cancer. Dans l’espace, le corps humain n’est plus soumis à la gravité, le sang circule différemment dans l’organisme se concentrant dans le haut du corps. Captant la présence en abondance de sang au niveau de la carotide, l’organisme produit naturellement moins de globules blancs et rouges. Le corps est dit immuno-déprimé. En simulant ces conditions d’apesanteur sur terre, Sarah Baatout participe à plusieurs études destinées à améliorer les traitements radiothérapeutiques. 

Pour suivre les aventures de Sarah, consultez sa page Facebook

Source : http://www.sckcen.be/fr/News/20171204_Antarctica

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