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IRE : un nouveau cyclotron pour 2023
IRE : un nouveau cyclotron pour 2023

Un projet unique pour le traitement des cancers, 100% belge

D’ici 2023, l’Institut des Radio-Elements (IRE) veut construire un cyclotron sur son site à Fleurus. Cette machine de particules va permettre à l’entreprise de produire le Germanium-68, un élément indispensable pour détecter les cancers. La demande de permis unique (permis d’urbanisme et d’environnement) a été déposée.

Spécialisé dans la médecine nucléaire depuis les années 70, l’IRE a pour vocation de contribuer à la lutte contre le cancer. Voilà pourquoi l’entreprise s’est spécialisée dans la production et le développement de radio-isotopes.

Pour rester à la pointe dans son domaine d’expertise, l’IRE n’a eu de cesse d’investir dans de nouvelles technologies, dont ce nouveau cyclotron, ce qui lui permettra d’être en autosuffisance. Le projet va permettre de créer vingt emplois. Dans un futur proche, l’IRE compte élargir son champ de recherches pour diagnostiquer d’autres cancers, comme ceux de la prostate et du sein, qui ont le plus gros taux d’incidence.

Le cyclotron, un équipement clef dans la lutte contre le cancer

De plus en plus utilisé dans les hôpitaux du monde entier, le Gallium-68 (ou Ga-68) est un isotope permettant la détection très précoce de certains cancers (par exemple pour les tumeurs neuroendocrines et le cancer récurrent de la prostate), améliorant ainsi le pronostic des patients. C’est pourquoi la demande en Gallium-68 ne fait que croître. Aujourd’hui, l’IRE Elit (la filiale Innovation de l’IRE) est l’un des deux seuls fournisseurs mondiaux de générateurs de Germanium-68 (Ge-68)/Gallium-68 (Ga-68) à avoir obtenu l’approbation comme médicament en Europe. Cela fait donc du Gallium-68 l’un des produits phare de l’institut.

Pour produire le Gallium-68 dans ses générateurs, l’IRE a besoin d’une matière première appelée Germanium-68 (ou Ge-68). Afin de ne plus devoir s’approvisionner dans des régions éloignées (comme les Etats-Unis notamment), l’IRE a décidé de produire du Germanium-68 sur son propre site, en installant un cyclotron. Il s’agit là d’un équipement d’environ 2 mètres de côté et pesant près de 30 tonnes. Cette machine accélère des particules en vue de fabriquer des radioéléments, comme par exemple le Germanium-68.

Le système est simple : le cyclotron va produire le Germanium-68. Grâce à un générateur, l’hôpital va ensuite extraire du Gallium-68 nécessaire qui a pour but d’établir un diagnostic très précis et précoce des cancers. Le Gallium-68 permet de détecter de très petites tumeurs voire des métastases. Si on détecte le cancer avec le Gallium-68 le plus tôt possible, on peut le soigner rapidement. Car on sait que plus tôt on soigne un cancer, meilleur est le pronostic du patient.

« La production de Germanium-68 par cyclotron n’est donc pas un mode de production nouveau. En Belgique, on compte déjà une quinzaine de cyclotrons, sur des sites industriels mais aussi et surtout dans les hôpitaux universitaires. »

Erich Kollegger, CEO de l'IRE

« Le premier cyclotron date de 1939. La production de Germanium-68 par cyclotron n’est donc pas un mode de production nouveau. En Belgique, on compte déjà une quinzaine de cyclotrons, sur des sites industriels mais aussi et surtout dans les hôpitaux universitaires comme à Bruxelles (à l’Hôpital Erasme, aux Cliniques universitaires St Luc, etc.), à Gand ou encore Anvers, où ils permettent une production des radioisotopes directement dans l’hôpital, au plus près des patients », précise Erich Kollegger, CEO de l'IRE.

Un projet 100% belge

En plus de faire progresser la lutte contre le cancer, la construction de ce cyclotron contribuera à développer le tissu économique local. En rapatriant toute la chaine de production du Gallium-68 sur son site, l’IRE fera ainsi travailler plusieurs acteurs régionaux.

Le projet va permettre de créer vingt emplois. Pour la construction du bâtiment qui accueillera le cyclotron, l’IRE a fait appel au bureau d’engineering EKIUM Belgium, qui se trouve à Jumet (à quelques kilomètres à peine de Fleurus). Pour l’installation et la mise en service du cyclotron, c’est la société wallonne IBA (Louvain-la-Neuve) qui a remporté le marché, ce qui entretient un vrai maillage et des échanges locaux autour de ce projet 100% wallon.

A l’horizon 2023

La demande de permis unique (urbanisme et environnement) pour ce projet a été déposée. Elle sera suivie d’une enquête publique auprès de la population, comme le veut la procédure. Pour informer au mieux les riverains à ce sujet, des communications ont été organisées, en collaboration avec le comité d’accompagnement nucléaire et les autorités locales.

L’IRE prévoit un début des travaux à l’automne de cette année, pour accueillir le cyclotron sur son site à l’horizon 2022, et un démarrage effectif de la production de Ge-68 dans la seconde moitié de 2023.

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