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Actu - La dégradation du béton dans les réacteurs belges
Actu - La dégradation du béton dans les réacteurs belges

Dégradations du béton dans la partie non-nucléaire des réacteurs belges : réparations en cours

Durant les arrêts planifiés des réacteurs de Doel 3, Doel 4, Tihange 2 et Tihange 3, l’exploitant ENGIE Electrabel a détecté, lors d’inspections, une dégradation du béton dans les bâtiments bunkerisés annexes à ces réacteurs abritant des systèmes de secours de 2ème niveau (dans la partie non-nucléaire de la centrale). Entretemps, Doel 3 a redémarré, et d’ici cette fin d’année le réacteurs de Doel 4 sera rebranché au réseau. La fin des travaux aux réacteurs Tihange 2 et 3 est prévue pour 2019. Ces évènements n’ont eu aucun impact sur la sûreté, la population, les travailleurs et l’environnement.

En octobre 2017, l’opérateur ENGIE Electrabel ainsi que l’AFCN (l’Agence fédérale pour le Contrôle nucléaire) ont communiqué sur une possible dégradation du béton des centrales belges. Suite aux travaux de réparation, l’AFCN a donné son feu vert au redémarrage de Doel 3. Sur base des infos actuellement disponibles, le réacteur de Doel 4 redémarrera le 15 décembre. Tihange 3 et Tihange 2 redémarreront le 1 juin et le 2 mars 2019, respectivement.

La dégradation du béton : où est-ce situé ?

Les bâtiments des centrales nucléaires belges où la dégradation du béton a été déterminée abritent les systèmes d'urgence du deuxième niveau de la centrale. Dans le cas très exceptionnel d’un incident, comme par exemple en cas de tremblement de terre, et l’indisponibilité du premier niveau, ce Système 2 se met en marche. Le Système 2, qui est le système de back-up, se situe dans un bâtiment séparé en béton armé. Il est situé dans la partie non nucléaire de la centrale. Ce bâtiment, un bunker, résiste à des évènements extrêmes comme la chute d’un avion. Dans d’autres pays, comme en France, ou aux Pays-Bas, un tel système de back-up n’existe pas.

La dégradation du béton : par quoi est-elle provoquée ?

Electrabel a constaté l’an dernier une dégradation du béton au niveau des plafonds des locaux de Doel 3 abritant les buses de sortie des soupapes d’échappements vapeurs dans le bâtiment annexé au bâtiment réacteur. Ces bâtiments sont soumis à d’intenses pressions de vapeur qui dégradent au fil du temps les bétons.

Next steps

Les travaux pour Tihange 3 et les analyses en cours pour Tihange 2 et Doel 4 (carottage, décapage, rassemblement des données, …) montrent que l’état des dégradations est différent d’un bâtiment à l’autre. Les équipes travaillent actuellement au diagnostic et aux calculs qui doivent permettre de proposer des plans d’actions aux autorités.
Ces dates sont les meilleures estimations au regard des informations connues à ce jour et pourront être modifiées en fonction des optimisations de planning, du résultat des inspections futures, de l’avancement des travaux et des injonctions des autorités.

Calendrier de disponibilité des centrales nucléaires belges en 2018 (sources : ENGIE Electrabel et AFCN).

Pourquoi les réacteurs ont-ils été arrêtés ?

Afin de garantir la sûreté nucléaire, le fonctionnement de ces systèmes de secours doit toujours être garanti. C'est pourquoi les bâtiments abritant ces systèmes d'urgence doivent pouvoir résister à tous les événements extérieurs possibles. Avec la dégradation du béton établie, cette résistance à un événement (tel qu'un impact d'avion) pourrait être compromise et par conséquent le fonctionnement de ces systèmes d'urgence ne peut être totalement garanti. Les parties affectées des plafonds de ces salles doivent donc être réparées lors de cet arrêt planifié du réacteur.

Les réacteurs concernés ne peuvent donc être redémarrés que lorsque les analyses montrent que la résistance a été garantie ; et ce après que les réparations nécessaires aient été effectuées. L’AFCN et sa filiale technique Bel V continuent de suivre le dossier avec attention. Ces évènements n’ont eu aucun impact sur la population, les travailleurs et l’environnement.

La sûreté est une priorité absolue dans le secteur nucléaire. 

Les installations nucléaires comptent parmi les installations les plus sûres et les mieux contrôlées de notre pays. La culture de sûreté fait partie de l'ADN du secteur nucléaire.  

Tant l'exploitant d'une installation que l'organisme de surveillance indépendant (dans notre pays l'AFCN) assurent un fonctionnement sûr. A la moindre anomalie, aussi minime soit-elle, une installation nucléaire est arrêtée préventivement et fait l'objet d'une enquête plus approfondie jusqu'à ce que l'exploitation sûre soit à nouveau garantie. Les inspecteurs de l'AFCN ont accès à toutes les installations nucléaires à tous moments. Une cinquantaine d'audits ont lieu chaque année dans les centrales et les installations nucléaires belges. Dans notre pays (comme dans le reste de l'Europe), il n'y a pas eu un seul accident grave dans une installation nucléaire. 

Plus d'infos : site web de l'AFCN

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