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Consultation publique Doel 1 & Doel 2
Consultation publique Doel 1 & Doel 2

Pensez-vous que la prolongation de la durée de l’exploitation des réacteurs nucléaires Doel 1 et Doel 2 soit une bonne chose ? Faites entendre votre voix dans cette consultation organisée par le gouvernement fédéral belge !

D’ici le 15 juin, tous ceux qui le souhaitent peuvent s'exprimer sur la prolongation de la durée d'exploitation des réacteurs nucléaires de Doel 1 (D1) et Doel 2 (D2), une décision prise en 2015 par le gouvernement Michel 1. La manière dont cette décision a été prise en 2015 n'était pas correcte. La Cour constitutionnelle en a décidé ainsi l'année dernière. Elle l'a fait en réponse à une demande du Bond Beter Leefmilieu, entre autres, qui avait protesté contre l'extension de D1 et D2.

Soyons clairs : cette consultation ne porte pas sur la discussion sur une prolongation de la durée d’exploitation (long term operations en anglais, soit LTO) au-delà-de 2025. Une décision sur une éventuelle LTO sera prise par le gouvernement fédéral cet automne. Ce qui est sur la table aujourd'hui concerne les deux plus anciens réacteurs de Doel, qui fermeront de toute façon en 2025.

Dans sa décision, la Cour constitutionnelle suit le raisonnement des organisations environnementales : un nouveau rapport d'impact sur l'environnement (RIE) aurait dû être établi en 2015, expliquant l'impact d’un LTO sur les personnes et l'environnement, la santé de la faune et de la flore, le climat, etc. Bien sûr, de tels rapports existaient déjà pour les centrales nucléaires, mais ils n'avaient pas été réalisés spécifiquement pour ce dossier (le LTO de D1 et D2).

En outre, selon la Cour constitutionnelle, les citoyens auraient dû avoir leur mot à dire dans cette procédure. Pas seulement en Belgique, mais dans un rayon de 1000 kilomètres autour de la centrale. Le gouvernement belge est ensuite libre de tenir compte ou non des résultats de cette consultation.

Du jamais vu : la moitié de l'Europe a son mot à dire sur les centrales nucléaires belges

Et c'est exactement ce qui se passe actuellement : de la Suède à l'Autriche, et de la République tchèque à l'Irlande, les citoyens européens peuvent s'exprimer sur l'avenir des centrales belges de D1 et D2. Pour autant que nous le sachions, c'est la première fois qu'une consultation aussi étendue est organisée sur un LTO de centrales nucléaires. Lorsque le gouvernement néerlandais a décidé, il y a quelques années, de prolonger de 20 ans sa seule centrale nucléaire, située à Borssele en Zélande (près de la frontière belge) (60 ans d'exploitation au lieu de 40), le public belge n'a pas eu la possibilité d'exprimer son avis.

Comme la question de la consultation publique émane d'organisations environnementales négatives à l'égard de l'énergie nucléaire, on peut s'attendre à ce qu'elles se mobilisent en masse pour exprimer un vote négatif (contre le LTO). Il est donc loin d'être certain que les résultats soient représentatifs de ce que pense réellement la population. Pour contrebalancer ces anti-votes, nous appelons tous les partisans de l'énergie nucléaire à faire également entendre leur voix.

Conclusions du rapport d'impact sur l'environnement

Pour ceux qui veulent voter en connaissance de cause, nous leur recommandons de lire également le rapport d'impact sur l'environnement qui constitue la base de la consultation publique. Pour ceux qui n'ont pas envie de parcourir les 681 pages, il existe un résumé concis (75 pages), dont voici les conclusions principales :

  • Impact spécifique sur la qualité de l'air (p. 37)

    Les émissions annuelles de CO2 des centrales D1 et D2 sont très limitées. L'énergie nucléaire est une source d'énergie bas carbone. Une publication récente de l'Agence internationale de l'énergie montre que sans l'énergie nucléaire (LTO ou nouveaux projets), 4 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires seraient émises. Selon le même rapport, une série de technologies, dont l'énergie nucléaire, seront nécessaires pour faire réussir la transition énergétique.
  • Conclusion générale du rapport sur les incidences environnementales (p. 75)

    Aspects non radiologiques

    L'impact des effets environnementaux dans une situation de LTO ne sera pas significativement différent de l'impact dans la situation de référence (exploitation des centrales entre 1975 et 2015). Il n'y a pas d'effets supplémentaires dans la situation d’un LTO par rapport au scénario de base. On peut conclure que l'impact sur la plupart des aspects environnementaux est négligeable ou limité par rapport à la situation sans centrale nucléaire à Doel. À l'exception du rejet des eaux de refroidissement, où il y a un impact environnemental.

    Aspects radiologiques

    L'impact radiologique de la présence des centrales nucléaires à Doel sur les personnes et l'environnement est minime. L'impact très limité qui existe est bien en dessous des valeurs seuils. En d'autres termes, il n'y a pas d'impact sanitaire radiologique dû à la présence des centrales.

CONCLUSION SUR LE RAPPORT D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT

En résumé, le rapport conclut que quel que soit le scénario (fermeture immédiate des centrales D1 et D2 versus opérations jusqu'en 2025), l'impact environnemental pour la plupart des aspects environnementaux est négligeable par rapport à la situation de référence (exploitation entre 1975 et 2015).

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