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Crise en Ukraine
Crise en Ukraine

Agence internationale de l'énergie : l'énergie nucléaire rendra l'Europe moins dépendante du gaz russe

Le conflit en Ukraine tient le monde en haleine. Les marchés de l'énergie subissent également l'impact immédiat des tensions géopolitiques. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a publié un programme en 10 points pour rendre l'Europe moins dépendante du gaz russe. L'une des dix recommandations consiste à maximiser la production des technologies bas carbone existantes. Concrètement : maximiser l'utilisation de l'énergie nucléaire et des bioénergies.

En 2021, l'Union européenne a importé 155 milliards de mètres cubes de gaz provenant de Russie, ce qui représente environ 45 % des importations de gaz de l'UE en 2021. Les ambitions de l'Europe en matière de consommation nette zéro réduiront de toute façon la consommation et les importations de gaz de l'UE au fil du temps, mais la crise en Ukraine soulève des questions spécifiques sur toutes les importations en provenance de Russie, et sur ce que les décideurs politiques et les consommateurs peuvent faire pour les réduire.

Le plan en dix points de l'AIE propose une série de mesures immédiates visant à réduire la dépendance à l'égard du gaz russe et à en minimiser les inconvénients. Ce plan est conforme aux ambitions de l'UE en matière de climat et au contrat vert européen. Elle est également conforme à la feuille de route de l'AIE pour atteindre des émissions de CO2 nettes nulles d'ici 2050, selon laquelle l'UE cessera complètement d'importer du gaz russe avant 2030.

Plus de nucléaire = moins de gaz

Le conseil numéro 5 dans la liste des 10 : il faudra maximiser la production d'électricité à partir des sources d'énergie existantes qui sont contrôlables et bas carbone. Concrètement : il faudra davantage l'énergie nucléaire ainsi que la bioénergie.

L'énergie nucléaire est la principale source d'électricité décarbonée dans l'UE, selon le rapport de l'AIE. Plusieurs réacteurs ont été mis hors service en 2021, que ce soit pour des opérations de maintenance ou des contrôles préventifs de sécurité. L'AIE note que si ces réacteurs avaient redémarré, la contribution de l'énergie nucléaire dans l’UE seule pourrait augmenter de 20 TWh en 2022.

Toutefois, une nouvelle série de fermetures prévues de réacteurs nucléaires (notamment en Belgique) compromettrait cette production supplémentaire, prévient encore l'AIE : quatre réacteurs nucléaires devraient être fermés d'ici la fin de 2022, et un autre en 2023. Un report temporaire de ces arrêts de production actuellement planifiés (et dans le respect de toutes les règles strictes de sûreté existantes), pourrait réduire la demande de gaz de l'UE de près d'un milliard de mètres cubes par mois.

Un paquet de 10

En plus de cette mesure particulière, l'AIE donne 9 autres avis. Ils concernent, d'une part, les mesures et les suggestions visant à réduire davantage la dépendance au gaz (en réduisant les importations de gaz en provenance de Russie et en obligeant les pays à constituer des stocks de gaz plus importants de façon à devenir plus résistants aux fluctuations soudaines ou aux chocs des perturbations du marché). D'autre part, l’AIE émet des suggestions pour investir davantage dans les alternatives non fossiles (augmentation du nombre d’éoliennes, du photovoltaïque, de bioénergie, d'énergie nucléaire, de pompes à chaleur, ainsi que davantage d'efficacité énergétique).

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