Les centrales nucléaires belges fonctionnent depuis plus de 30 ans, sans accident ayant entraîné un quelconque danger environnemental ou sanitaire pour les travailleurs ou la population. L’industrie nucléaire est l’industrie la plus contrôlée au monde. Les risques liés sont très spécifiques. Il est donc normal que le secteur soit soumis à un contrôle permanent. Les installations sont conçues pour résister aux agressions extérieures prévisibles et identifiées historiquement : tremblements de terre, inondations, incendies, mais aussi actes nuisibles. A la suite de la catastrophe de Fukushima au Japon au début de cette année, l’Union européenne a établi, le 24 mai 2011, des tests de résistance qui seront appliqués de manière encore plus stricte au niveau belge, incluant les menaces terroristes.
Egalement, le système de surveillance des expositions des personnes travaillant dans les installations où sont utilisés les rayonnements ionisants a été mis en place depuis plusieurs décennies. Fondé sur le port obligatoire du dosimètre pour les travailleurs susceptibles d’être exposés, il permet de vérifier le respect des limites réglementaires applicables aux travailleurs ; les données enregistrées permettent de connaître la dose d’exposition cumulée sur une période déterminée.
Les limites d’équivalent de dose ont pour but d’assurer une protection adéquate des individus les plus exposés. Préconisées par la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), les limites de dose s’appliquent aux sources externes de rayonnement et aux contaminations internes résultant de l’incorporation de substances radioactives.
Tout travailleur d’une firme extérieure appelé à travailler dans la zone nucléaire d’une centrale nucléaire en Belgique fait l’objet d’un suivi médical et dosimétrique obligatoire, au même titre que le personnel propre de l’exploitant.
Il doit par ailleurs suivre une formation obligatoire de 4 jours répartie en 3 jours de formation théoriques couvrant la culture de sûreté, la radioprotection, l’environnement, la sécurité classique et les atmosphères explosives, et le 4ième jour est consacré au chantier école qui reprend les mêmes thèmes en pratique, et un examen. Le suivi dosimétrique est assuré par l’exploitant nucléaire et est consolidé au niveau des autorités belges, de façon à vérifier le strict respect de la règlementation en la matière. L’exploitant des centrales nucléaires belges applique des règles identiques à celles applicables à son propre personnel en ce qui concerne la santé et la sécurité au travail. Cette application fait l’objet d’inspections régulières par les autorités (AFCN et Inspection du Travail).